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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Nouveau record de l’euro face au dollar

Depuis la victoire du président George W. Bush à la présidentielle, le dollar ne cesse de battre en retraite contre les autres grandes monnaies, notamment l’euro, malgré les bons chiffres de l’économie US. Ce mouvement s’est poursuivi hier quand la devise européenne est parvenue à atteindre un nouveau record historique (1,2952 $), profitant toujours des inquiétudes des investisseurs à propos des déficits jumeaux de la balance des comptes courants et du budget des États-Unis. L’aggravation de ces déficits, qui illustre l’appétit des consommateurs US pour les produits venus de l’étranger d’un côté et l’ampleur des dépenses publiques de l’Administration pour financer la guerre contre le terrorisme et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan d’un autre côté, doit se poursuivre tant que la politique des États-Unis ne va pas changer après la réélection de Bush et que les tensions géopolitiques dans le monde ne vont pas s’amenuiser, et peut-être même au contraire augmenter. Dans cette crainte, les investisseurs ont passé outre hier à l’annonce que l’économie US a créé 337 000 emplois en octobre, dépassant largement les attentes des économistes qui tablaient sur 175 000 seulement (voir par ailleurs). Ils ont continué à croire que l’affaiblissement du dollar permet de financer les énormes déficits des États-Unis. Cela d’autant que ce phénomène ne suscite aucune réaction d’inquiétude de la part de responsables politiques US qui estiment, sans le dire, que la dépréciation du dollar est censée doper les exportations US et contrebalancer le désintérêt des investisseurs étrangers à financer le déficit budgétaire US. Ces derniers, qui semblent avoir perdu leur appétit pour les bons du Trésor US, n’ont acheté que pour 63 mds $ de ces émissions au 2e trimestre contre 101,7 mds $ au premier, fait-on remarquer dans les milieux financiers. De plus, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par les propos attribués au sous-secrétaire US au Trésor chargé des Affaires internationales, John Taylor, selon lequel l’ajustement des déficits courants US devrait se faire «en douceur », laissant entendre que Washington devrait conserver ses distances avec la politique du « dollar fort » des années 90. « Tant que le recul du dollar est régulier et ne devient pas erratique ou désordonné, les autorités US ne vont pas s’inquiéter, surtout si les marchés boursiers et obligataires n’en souffrent pas », a-t-il ajouté. Cela étant, il n’était guère surprenant que le marché continuait à négocier l’euro à la hausse, le faisant clôturer à New York à 1,2968 $ contre 1,2875 $ la veille (+0,72 %). Les Bourses dopées par les chiffres de l’emploi US Contrairement au dollar, la Bourse US a continué sur sa lancée de la veille, dopée par la nette amélioration du marché de l’emploi aux États-Unis. Les bonnes nouvelles des sociétés (Goodyear, Boeing, Lokheed Martin, Northrop Grumman...) ont également soutenu la tendance. Il en est de même des Bourses européennes qui ont finalement terminé en hausse, l’effet positif des bons chiffres de l’emploi US sur les économies du Vieux Continant ayant effacé le côté négatif de l’appréciation de l’euro qui pénalise les exportateurs européens. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont progressé de 7,25 $ à 7,31 $ et de 7,24 $ à 7,29 $ respectivement. Élie KAHWAGI

Depuis la victoire du président George W. Bush à la présidentielle, le dollar ne cesse de battre en retraite contre les autres grandes monnaies, notamment l’euro, malgré les bons chiffres de l’économie US. Ce mouvement s’est poursuivi hier quand la devise européenne est parvenue à atteindre un nouveau record historique (1,2952 $), profitant toujours des inquiétudes des investisseurs à propos des déficits jumeaux de la balance des comptes courants et du budget des États-Unis. L’aggravation de ces déficits, qui illustre l’appétit des consommateurs US pour les produits venus de l’étranger d’un côté et l’ampleur des dépenses publiques de l’Administration pour financer la guerre contre le terrorisme et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan d’un autre côté, doit se poursuivre tant que la...