L’histoire d’Arsenal est emplie de déconvenues européennes incompréhensibles, semblables à celle connue mardi face au Panathinaïkos Athènes (1-1), qui le laisse dans une pesante incertitude.
Le champion d’Angleterre n’entretient pas une relation fusionnelle avec l’Europe. L’an passé, après trois matchs de C1, les Gunners avaient encaissé deux défaites pour un nul. Ce n’est qu’au 4e match qu’ils avaient su s’imposer, avant un brillant succès à l’Inter Milan (5-0) et finalement une qualification arrachée au dernier match.
Cette année, le rapport s’inverse. Les Londoniens sont toujours invaincus dans la compétition, mais ne comptent qu’un succès, acquis péniblement lors de la 1re journée face au PSV Eindhoven (1-0). Deuxièmes de la poule, ils restent ainsi sous la menace du Panathinaïkos.
Certes, Arsène Wenger a sans doute raison de s’écrier : « Si nous paniquons, alors toute l’Europe devrait paniquer. » Son équipe a tiré un point d’un match qu’elle méritait tout juste de gagner et aurait très bien pu perdre.
« Vous ne pouvez pas vous dire heureux quand vous ne gagnez pas. J’ai l’impression que tout est allé contre nous », a estimé le manageur français d’Arsenal, en faisant allusion au tir de Loukas Vintra détourné par la tête de Pascal Cygan dans son propre but.
Étonnant Fabregas
Un Cygan, remplaçant malheureux de Sol Campbell – dont l’absence sera prolongée de trois semaines –, encore bien éreinté par la presse britannique, mais soutenu par Wenger. « Nous avons été un peu malchanceux (avec également le tir de Reyes sur la transversale). Je ne peux pas accuser l’équipe d’avoir mal défendu. »
Reste que sur leurs trois derniers matchs de C1, les Gunners ont laissé revenir dans la partie des adversaires qui semblaient à leur mesure. L’Europe semble les fragiliser.
Et ce d’autant plus qu’aujourd’hui, depuis le traumatisme d’Old Trafford et leur revers face à Manchester United (0-2) après 49 matchs sans défaites, le 24 octobre, ils ne font plus preuve de la même autorité dans le jeu.
Certains joueurs, comme Freddie Ljungberg, sont moins fringants. D’autres, comme Robert Pires, manquent de rythme et de confiance. Et tout le jeu collectif, malgré l’apport étonnant du tout jeune Espagnol Cesc Fabregas, 17 ans, s’en ressent.
« Nous ne sommes pas inquiets, assure cependant Patrick Vieira. Nous savons que nous sommes bons, que nous pouvons battre n’importe quelle équipe. On n’a pas perdu et le groupe est encore ouvert. » Pour peu qu’Arsenal produise le même finish que la saison précédente.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats