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Actualités - Chronologie

Voile - Vendée Globe Une course née d’un rêve de marin

Le Vendée Globe, course autour du monde en solitaire et sans escale, est né à la fin des années 80 de l’imagination de Philippe Jeantot et du défi relevé par une petite équipe de navigateurs lassés des tours du monde à étapes. Les marins, qu’on dit superstitieux, étaient 13 à couper le 26 novembre 1989, devant les Sables-d’Olonne, la ligne de départ du premier Vendée Globe, devant Éric Tabarly. Parmi eux, Philippe Jeantot, l’organisateur, mais aussi Loïck Peyron, Philippe Poupon, Jean-Luc Van den Heede, Patrick Carpentier et Alain Gautier. Ils ne seront que sept à se classer à l’arrivée. Tous avaient plus ou moins fréquenté les mers du Sud, en équipage ou en solitaire, puisque Jeantot sortait notamment de deux victoires (82-83 et 86-87) dans le BOC Challenge, le tour du monde en solitaire avec escales. Titouan Lamazou avait été deuxième du BOC Challenge 86-87. Drames et émotions Fin décembre, au large de l’Afrique du Sud, Fleury Michon de Philippe Poupon chavire. Le bateau est redressé grâce à une élingue passée par Loïck Peyron qui s’est servi de son Lada Poch pour replacer la coque dans le bon sens. Le film du sauvetage, tourné par Peyron, fait partie de l’histoire de la voile. Cette année-là, le Béarnais Titouan Lamazou l’emporte en 109 j 08 h 48 min 50 sec. C’est dans l’édition suivante (92-93) que surviennent les premières disparitions et décès. L’Américain Mike Plant, parti de New York pour rallier le départ, n’est jamais arrivé aux Sables-d’Olonne. Son corps est retrouvé le 22 novembre à 800 milles du port vendéen. En course, peu après le départ, le Britannique Nigel Burgess, blessé à la tête, tombe à la mer et se noie. Il est retrouvé quelques jours plus tard flottant avec une balise Argos autour du cou. C’est aussi cette année-là que le grand public découvre que ces marins sont d’un « autre métal » que le commun des mortels : Bertrand de Broc se coud des points de suture sur la langue en pleine mer, à l’aide d’un miroir. La victoire en 93 revint au Breton Alain Gautier en 110 j 02 h 22 min 35 sec. Le grand public découvre réellemeent le Vendée Globe durant la troisième édition en 96-97. Cet été austral, l’océan Indien est terrible. Christophe Auguin, le Canadien Gerry Roufs, Marc Thiercelin et Hervé Laurent, qui sont en tête de la course, s’en sortent sans trop de dégâts. Chabaud, première femme Mais derrière, pour Thierry Dubois, le Britannique Tony Bullimore et le pirate Raphaël Dinelli (il n’a pas été admis à courir), c’est dantesque. Tous trois chavirent, passent plusieurs jours dans des coques retournées et finalement perdent leurs bateaux. Dinelli est récupéré par le Britannique Pete Goss. Dubois et Bullimore par la marine militaire australienne. À peine les naufragés sains et saufs, de l’autre côté en plein milieu du Pacifique, Gerry Roufs ne répond plus à la radio, et les balises Argos n’émettent plus de signaux. Nul n’a su depuis ce qui lui était arrivé. C’est aussi lors de cette édition que pour la première fois, une femme, la Suresnoise Catherine Chabaud, réalise un tour du monde en solitaire sans esacle et sans assitance. Elle met 140 j 04h38 min, loin derrière le vainqueur, le Normand Christophe Auguin 105 j 20h31 min 23 sec. Pour l’édition suivante (2000-2001), Philippe Jeantot hausse le niveau de sécurité, et il n’y a pas de drame. Mais Yves Parlier, un des grands favoris, écrit une page d’histoire de la course à la voile en solitaire. Après avoir dématé dans l’océan Indien, et après avoir monté un gréement de fortune en mouillant à l’abri d’une baie néo-zélandaise, il ramène son bateau en course en 126 j 23h36 min. En manque de vivres, il survit en mangeant des algues. Le Breton Michel Desjoyeaux l’emporte en 93 j 03h57 min 32 sec, devant l’Anglaise Ellen MacArthur en 94 j 04h25 min et 40 sec, première femme à monter sur le podium.
Le Vendée Globe, course autour du monde en solitaire et sans escale, est né à la fin des années 80 de l’imagination de Philippe Jeantot et du défi relevé par une petite équipe de navigateurs lassés des tours du monde à étapes. Les marins, qu’on dit superstitieux, étaient 13 à couper le 26 novembre 1989, devant les Sables-d’Olonne, la ligne de départ du premier Vendée Globe, devant Éric Tabarly. Parmi eux, Philippe Jeantot, l’organisateur, mais aussi Loïck Peyron, Philippe Poupon, Jean-Luc Van den Heede, Patrick Carpentier et Alain Gautier. Ils ne seront que sept à se classer à l’arrivée. Tous avaient plus ou moins fréquenté les mers du Sud, en équipage ou en solitaire, puisque Jeantot sortait notamment de deux victoires (82-83 et 86-87) dans le BOC Challenge, le tour du monde en solitaire avec escales....