PÉTROLE
Chute des prix du brut à la veille des élections US
le 02 novembre 2004 à 00h00
Les prix du pétrole ont dégringolé de quelque deux dollars hier en raison de prises de bénéfices à la veille de l’élection présidentielle aux États-Unis et de rumeurs d’indécision des employés du secteur pétrolier au Nigeria sur leur participation à la prochaine grève.
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en décembre chutait de 1,66 dollar à 52,15 dollars vers 17h15 GMT, après être tombé à 49,40 dollars.
Il a perdu 11 % depuis lundi dernier, lorsqu’il avait atteint un nouveau record à 55,67 dollars.
Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord baissait de 2,33 dollars à 46,65 dollars, soit une perte de 10,5 % en une semaine.
« Le marché est nerveux avant l’élection américaine d’aujourd’hui », qui s’annonce très serrée, explique Bruce Evers, analyste à la banque Investec. « Mais il est plus détendu qu’avant, il semble s’être convaincu que tout était à peu près revenu à la normale », souligne-t-il.
De nombreuses raisons étaient avancées sur le marché pour expliquer la dégringolade des cours, dont des rumeurs sur le Nigeria.
« Les travailleurs pétroliers nigérians ont indiqué ne pas avoir décidé s’ils allaient vraiment se mettre en grève, ce qui ouvre une possibilité pour qu’il n’y ait pas de grève au Nigeria», du moins dans le secteur pétrolier, affirme Phil Flynn, courtier chez Alaron Trading.
Cette information n’a pu être immédiatement confirmée.
Autre facteur cité par Phil Flynn, d’Alaron Trading, le fait que « les exportations irakiennes de pétrole ont atteint leur plus haut niveau depuis la guerre ».
En outre, au Koweït, le ministre koweïtien de l’Énergie Ahmed Fahd al-Sabah a affirmé hier que les trois raffineries de pétrole du Koweït, qui ont arrêté de fonctionner la veille en raison d’une panne électrique, avaient repris leurs activités à près de 80 %.
La production pétrolière du Koweït est estimée à 2,5 mbj.
« À la veille de l’élection présidentielle aux États-Unis, le marché s’attend à un changement de tonalité dans le discours sur l’Irak et anticipe une libération d’une petite partie des réserves stratégiques, tant en raison du contexte international que des pertes de production dans le golfe du Mexique », estime pour sa part Frédéric Lasserre, analyste à la Société générale.
Les prix du pétrole ont dégringolé de quelque deux dollars hier en raison de prises de bénéfices à la veille de l’élection présidentielle aux États-Unis et de rumeurs d’indécision des employés du secteur pétrolier au Nigeria sur leur participation à la prochaine grève.
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en décembre chutait de 1,66 dollar à 52,15 dollars vers 17h15 GMT, après être tombé à 49,40 dollars.
Il a perdu 11 % depuis lundi dernier, lorsqu’il avait atteint un nouveau record à 55,67 dollars.
Sur l’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord baissait de 2,33 dollars à 46,65 dollars, soit une perte de 10,5 % en une semaine.
« Le marché est nerveux avant l’élection américaine...
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