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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Essoufflement de l’euro

L’euro, qui avait atteint pendant la matinée d’hier un nouveau plus haut face au dollar depuis février (à 1,2842 $), a renoué ensuite avec la baisse sur les marchés des changes internationaux après que les opérateurs eurent estimé devoir prendre leurs bénéfices sur la monnaie unique. Ce mouvement est intervenu en dépit d’un repli plus prononcé qu’attendu de l’indice de confiance des consommateurs US qui s’est établi à 92,8 points en octobre contre 96,7 points en septembre, alors que les investisseurs tablaient sur un indice à 94 points. Bien que cet indicateur, très suivi avec attention par les marchés, ait suggéré que la consommation des ménages aux États-Unis pourrait se détériorer dans les mois à venir ainsi que la situation de l’emploi, son impact sur le dollar a été nul, car les opérateurs ont déjà répercuté sur le billet vert les récentes mauvaises nouvelles en provenance de l’économie US. De plus, le dollar a profité du recul des prix du pétrole alors que le spectre d’un conflit en Norvège, 3e producteur mondial de brut, s’est éloigné après une intervention du gouvernement d’Oslo. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre du vice-président de la Fed, Roger Ferguson, que la croissance du PIB américain devrait continuer à un bon rythme « conduisant à de nouvelles créations d’emplois et à une hausse des revenus des familles ». En outre, les propos attribués hier au chancelier allemand, Gerhard Schröder, qualifiant de « préoccupante » la forte appréciation de l’euro face au dollar, qui d’après lui risque de freiner les exportations européennes, ont également pesé sur la monnaie unique. Il en est de même de l’annonce par la BCE que l’entrée de capitaux dans la zone euro s’est nettement contractée en août pour ne pas dépasser 9,6 mds EUR contre 39,2 mds EUR en juillet et qui a pesé sur la monnaie unique ainsi que l’annonce d’un déficit de 400 mls EUR des comptes courants de cette région contre un excédent de 1 mld EUR pendant la même période. Eu égard à toutes ces considérations, les opérateurs ont procédé à des rééquilibrages de leurs positions de change au terme desquels l’euro s’est finalement négocié à New York à 1,2765 $ contre 1,2805 $ la veille, en baisse de 0,31 %. Les Bourses soutenues par les assurances En Bourse, Wall Street a pris de l’élan hier, soutenue par les bonnes nouvelles dans le secteur de l’assurance. À cet égard, les perspectives d’un accord à l’amiable entre les autorités judiciaires de New York et l’assureur MMC après la démission de son PDG ont éloigné le spectre d’un scandale comme celui d’Enron et ont fait rebondir les valeurs de ce compartiment. Cela étant, les nouvelles macroéconomiques décevantes et le rebond des prix pétroliers en fin de journée ont été relégués au second plan, surtout après les bons résultats publiés par GE, Dupont, Lockheed Martin... Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses ont terminé dans le vert, rassurées par la détente des prix pétroliers qui a soutenu les valeurs de sociétés consommatrices du brut. Les compagnies d’assurances ont été également bien entourées dans le sillage de l’évolution de ce secteur aux États-Unis. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé une hausse des actions A et B de Solidere de 6,55 $ à 6,69 $ et de 6,52 $ à 6,54 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro, qui avait atteint pendant la matinée d’hier un nouveau plus haut face au dollar depuis février (à 1,2842 $), a renoué ensuite avec la baisse sur les marchés des changes internationaux après que les opérateurs eurent estimé devoir prendre leurs bénéfices sur la monnaie unique. Ce mouvement est intervenu en dépit d’un repli plus prononcé qu’attendu de l’indice de confiance des consommateurs US qui s’est établi à 92,8 points en octobre contre 96,7 points en septembre, alors que les investisseurs tablaient sur un indice à 94 points. Bien que cet indicateur, très suivi avec attention par les marchés, ait suggéré que la consommation des ménages aux États-Unis pourrait se détériorer dans les mois à venir ainsi que la situation de l’emploi, son impact sur le dollar a été nul, car les opérateurs...