La future Banque centrale du Golfe sera basée aux Émirats
Les Émirats arabes unis vont abriter le siège de la future Banque centrale du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s’apprête à mettre en place une union monétaire en 2005, a annoncé hier le ministre koweïtien des Finances, Mahmoud Abdel Khaleq al-Nouri.
Cité par l’agence officielle koweïtienne Kuna, M. Nouri a ajouté que cette mesure avait été adoptée au terme d’une réunion samedi à Djeddah, en Arabie saoudite, des ministres des Finances du CCG. Mais il n’a pas dit quand la banque serait opérationnelle. Les ministres ont discuté à Djeddah, en Arabie saoudite, d’une série de questions relatives à une intégration économique du groupe régional et aux obstacles que rencontre l’union douanière, lancée en janvier 2003, a ajouté le ministre koweïtien.
Dans la perspective de réaliser une union monétaire en 2005, un marché commun en 2007, et une monnaie unique début 2010, les monarchies du CCG ont annoncé diverses mesures pour harmoniser leurs politiques économiques et fiscales.
Le Koweït introduit pour la première fois des visas touristiques
Le Koweït a introduit pour la première fois des visas touristiques, d’une validité de trois mois, a-t-on appris de source officielle. Avant cela, tous les visiteurs étrangers avaient besoin d’un parrain koweïtien pour pouvoir obtenir un visa d’une durée maximale d’un mois. Cette initiative vise à encurager l’entrée des étrangers dans le pays. Ainsi, pour les ressortissants de 34 pays d’Amérique du Nord, d’Europe occidentale, de Nouvelle-Zélande, d’Australie et de certains pays asiatiques, comme la Malaisie, le Japon, la Corée du Sud ou la Chine, ce visa pourra être obtenu à leur arrivée à l’aéroport de Koweït, a-t-on indiqué au service de l’immigration de l’émirat.
Pour les autres, il sera nécessaire d’obtenir le visa avant leur voyage, soit par l’intermédiaire de la société nationale de transport aérien Kuwait Airways ou d’agences de voyages, soit directement auprès des missions diplomatiques koweïtiennes.
Les autorités de Koweït avaient décidé en mars de faciliter l’entrée sur leur territoire de ressortissants de 34 pays, essentiellement occidentaux, en leur permettant de se voir délivrer un visa d’affaires à entrées multiples à leur arrivée sur le sol koweïtien. Cette mesure excluait notamment les ressortissants des autres pays arabes, de l’Europe de l’Est et de la plupart des pays d’Asie du Sud-Est.
L’Irak appelé à éliminer progressivement ses subventions
Les subventions de l’État Irakien aux produits de première nécessité représentent près de 50 % des dépenses publiques, soit près de 15 milliards de dollars sur un total de 30,47 milliards, et sont appelées à disparaître progressivement dans les prochaines années, a affirmé le ministre du Plan et du Développement.
Le ministre irakien Mehdi Hafez a déclaré, lors d’une conférence de presse à Bagdad, que le plan de développement triennal 2005-2007, élaboré par le gouvernement en accord avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, « prévoit un programme de suppression progressive des subventions qui représentent 50 % du total des dépenses du gouvernement et constituent un fardeau pour les finances publiques ». Le ministre du Plan a cependant tenu à préciser que « la suppression des subventions ne se fera pas immédiatement en raison de son impact sur les conditions de vie des citoyens ». Les mesures de subvention concernent notamment les carburants, l’électricité, les cartes d’approvisionnement datant du programme pétrole contre nourriture institué par l’Onu lors de la période de l’embargo international imposé en 1990 à l’Irak. Les subventions directes et indirectes aux carburants atteignent 8 milliards de dollars, dont 2,4 milliards d’importations de produits pétroliers pour satisfaire le marché local.
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