nteux mais vrai
Je voudrais remercier un quotidien koweïtien (oui, oui, koweïtien, non libanais) qui a consacré un article dans lequel il plaide pour la souveraineté de notre très cher Liban. Il est humiliant de voir des politiciens qui se disent libanais couvrir l’occupation de leur pays. À ceux-là je dis : réveillez-vous ! L’heure est venue de devenir de vrais Libanais.
En attendant, je me sens fier d’être koweïtien.
Toufic Alexis KABOUCHE
koweït
imé en France
J’ignore si les Libanais vivant au Liban le savent, mais en France, nous vivons sous pression, ou plutôt en état de dépression. J’hésite des fois à lire le journal pour fuir les nouvelles noires et pas très rassurantes dont la litanie assombrit jour après jour notre bien triste avenir. Verra-t-on bientôt une lueur d’espoir éclairer le bout du tunnel ou bien sont-ce les flammes de l’enfer qui nous sont réservées ?
Georges MHANNA
France
sé l’AIB, le choc
Au Brésil où je vis, je lis régulièrement L’Orient-Le Jour et je vous félicite pour tous vos superbes reportages, surtout ceux d’Anne-Marie el-Hage. Je me demande si les Libanais sont sensibles aux maux que vous dénoncez. Cela les fait-il réfléchir ? L’eau, l’électricité, l’environnement (ou plutôt la pollution), l’éducation (de plus en plus inaccessible), la sécurité (qui se fait désirer), autant d’éléments qui constituent la base même qu’un gouvernement digne de ce nom est supposé assurer aux citoyens. Parce que des taxes, il y en a au Liban. Comment sont-elles employées ?
Quand on débarque à l’aéroport de Beyrouth, on a le sentiment de se retrouver dans un pays de cocagne. Fausse impression ! Sorti de l’AIB, les illusions se dissipent. Que valent ces politiciens, toujours les mêmes, est-on dans un pays réellement démocratique ? Libanais, réveillez-vous ! Le monde évolue à grande vitesse et vous êtes toujours sans eau ni électricité …
Nasser Mohamad SALLOUB
Brésil
Loin du pays
Je suis un étudiant libanais aux États-Unis et comme tous mes compatriotes, cela nous fait mal au cœur d’être si loin du pays.
Je lis L’Orient-Le Jour sur Internet et j’ai remarqué la rubrique « Les émigrés nous écrivent » dans l’édition du samedi 16 octobre 2004.
Je ne sais pas si cette rubrique est hebdomadaire mais je trouve que c’est une excellente idée. Elle jette un pont entre les émigrés et les gens du pays qui ignorent combien nous préoccupe la situation actuelle. Il faut que les Libanais sachent que ceux qui sont partis n’ont pas laissé la Phénicie derrière eux, et il faut que vous, les médias, fortifiez ce pont puisque ce n’est que par l’union de tous les Libanais que nous pouvons défier ceux qui nous accusent d’être un peuple « inférieur » qui a besoin de leur aide pour survivre. Je suis sûr que vous recevez des lettres de temps à autre des quatre coins de la planète, et je vous supplie de bien les garder et constamment les publier.
Jean A.E.
États-Unis
puissants face à la supercherie
Je suis une jeune étudiante libanaise. J’ai débarqué en France il y a deux mois. Je fais une école de commerce à Paris.
Ça me touche beaucoup de recevoir des nouvelles du Liban, mais en même temps, je réalise, maintenant que je suis loin du pays, combien la situation est instable et précaire aux niveaux économique, politique ou social. Malheureusement, nous, jeunes émigrés libanais éparpillés un peu partout dans le monde, nous sentons impuissants par rapport à toute cette supercherie qui a lieu sous nos yeux et qui, soyons réalistes, est plus qu’évidente. Je me demande chaque jour où va le Liban, et si le moindre espoir est encore possible.
Merci pour ce journal qui nous a toujours permis de nous exprimer en toute liberté et qui a souvent soutenu les jeunes et leur action contre la corruption et l’injustice.
Paola ATALLAH
France
est pas trop tard
Je voudrais témoigner publiquement de ma révolte face à l’horreur actuelle que vit notre pays. Il est triste de constater que le secteur électrique au Liban est dans la zone rouge, alors que les citoyens se forcent au maximum pour arriver à payer leurs doubles factures chaque mois : celle de la ville et celle du générateur. Il est déplorable de voir le peuple se taire. Il est déplorable de voir se multiplier les hôtels et les boîtes les plus luxueuses et les plus huppées du monde oriental alors que l’infrastructure du pays tombe en ruines.
Si la population ne réagit pas, la situation ne cessera de se dégrader. Moi, vivant à Montréal, j’aide mon pays. Je ne supporte pas de rester témoin des événements désastreux qui secouent ma mère patrie sans rien faire. J’envoie de l’aide sous plusieurs formes vers Beyrouth et les banlieues défavorisées. Mais je ne peux rien faire de plus à partir d’ici. Pourquoi les Libanais, les 5 millions de Libanais au Liban, ne peuvent-ils pas élever la voix pour une fois ? Une voix unie, solidaire et transparente. Plus de corruption, plus de domination. L’argent pour lequel chaque Libanais travaille doit lui être rendu. Il ne faut plus se taire face à ces injustices. Si nous n’agissons pas aujourd’hui, notre pays sera méconnaissable à jamais. Ne laissons pas la haine, la séparation et les tensions nationales nous diviser. Il n’est pas trop tard pour agir.
Frédéric SFEIR
Canada
guerre des communiqués
Décidément, c’est à qui est le plus agressif ! À vous entendre, Messieurs les dirigeants, vous bombarder mutuellement de propos pathétiques, il ne vous manquerait plus que de vous tirer les uns sur les autres. De grâce, armez-vous de maturité au lieu de vous agresser par des communiqués et de camper sur des positions stériles !
Le pays sombre dans l’impensable et il est urgent de penser les conflits d’une facon constructive.
C’est dommage de conclure que la majorité de nos politiciens ne défendent pas une cause. Ils font plutôt la garde de tiroirs à dossiers, qu’ils époussettent régulièrement, en les déterrant du passé, ou mieux encore, d’une imagination fertile.
Muriel MATTA
Limassol
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