Par Jihad Yazigi
Après la Banque Audi, en juillet, c’est au tour de la Arab Bank, basée à Amman, de recevoir l’autorisation du gouvernement syrien pour ouvrir une banque en Syrie.
L’Arab Bank est la cinquième banque qui obtient une licence pour opérer sur le marché syrien, et la deuxième banque jordanienne, après la Housing Bank for Trade and Finance, principale actionnaire de la International Bank for Trade and Finance, qui a débuté ses opérations en juin de cette année.
Pour l’Arab Bank, il s’agit d’un retour sur un marché qui était présent avant la nationalisation des banques, au début des années 1960. Depuis, le groupe s’est développé dans le monde entier, et la Syrie est l’un des derniers pays du monde arabe où elle n’était pas présente. L’Arab Bank est l’une des cinq premières banques qui ont obtenu un accord préliminaire pour s’établir en Syrie fin 2002, au côté de la Société générale et de trois autres banques déjà implantées.
Le rythme d’établissement de nouvelles banques s’est accéléré au cours des derniers mois et il ne se passe presque pas une semaine sans qu’une banque manifeste son intérêt pour le marché bancaire syrien. Même les banques islamiques participent à cet engouement, bien que l’absence de législation spécifique représente encore un obstacle à leur implantation. La candidature présentée par la International Islamic Bank de Qatar est notamment retardée. Lors d’une conférence de presse à Damas à la mi-septembre, le ministre des Finances, Mohammed al-Hussein, a annoncé qu’une loi sur les activités des banques islamiques était en cours de préparation.
La Arab Bank détiendra 49 % de la Arab Bank of Syria, soit le maximum autorisé par la loi sur les banques privées. Dix autres actionnaires individuels ont des parts ne dépassant pas les 5 %. Parmi eux, on trouve des hommes d’affaires syriens tels que Mohammed Sabbagh Sharabati (président du groupe textile Sabbagh & Sharabati, actionnaire à 5 %) et Mohammed Abdel Salam Haykal (président de la compagnie de transport maritime al-Cham, actionnaire à 1 %). Sont aussi actionnaires : Samer Salah Daniel (5 %), Bassam Talal Zein (5 %), Alia Talal Zein (5 %), Nawfal Shamoun Barbar (2 %), Ahmed Rahif Atassi (1,66 %), Mohammed Naser Qatmeh (1,5 %), Hala Habib Mourqos (1 %), Youna Habib Mourqos (1 %). Le reste du capital est ouvert au public à travers une offre de souscription.
En coopération avec : The Syria Report
Après la Banque Audi, en juillet, c’est au tour de la Arab Bank, basée à Amman, de recevoir l’autorisation du gouvernement syrien pour ouvrir une banque en Syrie.
L’Arab Bank est la cinquième banque qui obtient une licence pour opérer sur le marché syrien, et la deuxième banque jordanienne, après la Housing Bank for Trade and Finance, principale actionnaire de la International Bank for Trade and Finance, qui a débuté ses opérations en juin de cette année.
Pour l’Arab Bank, il s’agit d’un retour sur un marché qui était présent avant la nationalisation des banques, au début des années 1960. Depuis, le groupe s’est développé dans le monde entier, et la Syrie est l’un des derniers pays du monde arabe où elle n’était pas présente. L’Arab Bank est l’une des cinq premières...
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