Vers un déficit budgétaire
record en Allemagne
L’État fédéral allemand est parti pour enregistrer un déficit budgétaire record en valeur absolue cette année de quelque 43 milliards d’euros, sur fond de reprise économique encore fragile et de hausse des dépenses liées aux allocations chômage.
Le ministre des Finances Hans Eichel a reconnu hier devant des journalistes qu’il atteindrait cette somme au final, un collectif budgétaire étant en préparation pour combler le trou par rapport aux prévisions du printemps.
Il confirmait ainsi des informations qui avaient déjà filtré de sources proches de la coalition gouvernementale.
Jusqu’ici, le record pour un déficit budgétaire en République fédérale d’Allemagne avait été atteint en 1996 à quelque 80 milliards de deutschemarks, soit environ 40 milliards d’euros. À l’époque, le conservateur Theo Waigel était ministre des Finances du chancelier Helmut Kohl.
M. Eichel s’est défendu en argumentant qu’en proportion du PIB allemand, le déficit de son prédécesseur resterait un record (2,2 %), le sien devant atteindre 2 %.
Zone euro : Bruxelles table sur une croissance de 2 % en 2004
La Commission européenne maintient sa prévision de croissance pour cette année dans la zone euro autour de 2 %, mais reste « prudente » sur l’évolution en 2005 en raison des prix du pétrole, a indiqué hier un de ses porte-parole.
La révision à la hausse de la croissance de cette année autour de 2 %, contre 1,7 % au printemps dernier, annoncée au début du mois par le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, « reste valable », a indiqué son porte-parole Gerassimos Thomas.
En revanche, pour 2005, « on est plus prudent » et « on va voir le développement des prix du pétrole », a indiqué le porte-parole.
La Commission n’entend pas pour l’heure revoir à la baisse sa prévision de croissance en 2005 dans la zone euro, qui était de 2,3 %, et il est « possible » mais pas certain qu’elle la revoie à la hausse, selon M. Thomas.
Grèce : déficit de 2,8 %
pour 2005
Le gouvernement grec prévoit un déficit public de 2,8 % du PIB et une croissance de 3,9 % l’an prochain contre 3,7 % en 2004, selon le projet de budget 2005 présenté hier à Athènes par le ministre de l’Économie et des Finances Georges Alogoskoufis.
Après avoir annoncé la semaine dernière que le déficit public grec avait systématiquement dépassé les 3 % du PIB depuis 2000, le gouvernement conservateur avait assuré qu’il repasserait dès 2005 sous les 3 % du PIB fixés par le pacte de stabilité.
L’inflation devrait se situer à 2,9 % en 2005 contre 3,1 % prévus pour 2004.
La réduction du déficit sera rendue possible par une réduction des dépenses publiques, l’augmentation des recettes fiscales ainsi que par la non-reconduction de dépenses exceptionnelles liées aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004, selon le gouvernement.
L’économie sociale, une réponse crédible à la mondialisation
Des congressistes venus de 26 pays ont célébré l’économie sociale comme une réponse crédible à la mondialisation, lors du 25e congrès mondial du Centre international de recherche et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative (Ciriec), à Lyon.
« Il existe des besoins exprimés par les citoyens, auxquels ne répondent pas forcément les entreprises du marché, et l’économie sociale et publique a un grand rôle à jouer pour répondre à ces besoins sociaux », a expliqué l’ancien président de la SNCF, Jacques Fournier, président d’honneur du Ciriec-France.
Les organismes dont le but premier n’est pas le profit « sont mieux armés pour répondre à ces besoins », a-t-il estimé, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas pour le Ciriec de nier l’apport du marché dans certaines missions de services publics. Ces demandes nouvelles relèvent du registre des valeurs de solidarité, de convivialité, de reconnaissance ou de dignité, a-t-il expliqué, citant l’apparition de concepts comme le commerce équitable, le développement durable ou l’économie socialement responsable.
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