Projet de musée virtuel
pour découvrir l’art islamique
Un projet de musée virtuel consacré à l’art islamique animé par 19 musées internationaux sera présenté vendredi à Berlin, a annoncé un communiqué du ministère allemand des Affaires étrangères.
Les partenaires du projet prévoient, d’ici à mai 2007, de créer un musée virtuel permettant au visiteur d’explorer les collections d’art islamique de 19 musées d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, via des terminaux installés dans chacun des établissements.
Intitulé «Discover Islamic Art» (Découvrez l’art islamique), le projet a été conçu sous l’égide de l’organisation Musées sans frontières et financé par le programme de l’Union européenne «Euromed-Héritage». Il s’inscrit dans le Partenariat euro-méditerranéen, décidé en 1995 lors de la Conférence de Barcelone de 1995 qui avait réuni les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UE et des États du pourtour méditerranéen pour promouvoir les échanges culturels.
Une pièce inédite d’Alexandre Dumas
découverte par un chercheur québécois
Un drame en cinq actes de l’écrivain français Alexandre Dumas (1802-1870), Les voleurs d’or, a été découvert par un chercheur québécois dans les archives de la Bibliothèque nationale de France, à Paris, a annoncé l’Université de Montréal.
Reginald Hamel, professeur retraité du département d’études françaises, a retrouvé en 2002 ce texte, qui va être publié «sous peu» par l’éditeur français Honoré Champion, selon Forum Express, la revue bimestrielle de l’université publiée lundi.
Les voleurs d’or, qui raconte l’exploit d’un groupe de brigands anglais en Australie, est une «pièce inspirée par le roman qu’avait écrit une des maîtresses de Dumas, Céleste de Chabrillan, en 1857», explique le chercheur dans la revue.
«On reconnaît à chaque phrase, dans chaque scène, dans chaque acte la manière “dumasienne” de découper un texte en prose et d’en faire un texte théâtral», ajoute-t-il.
Reginald Hamel, l’un des spécialistes de l’auteur du Comte de Monte-Cristo ou de La reine Margot, a publié en 2002 un Dictionnaire Dumas du bicentenaire, un index analytique et critique des personnages et des situations dans l’œuvre du romancier.
Cette année-là, bicentenaire de la naissance de l’écrivain, le cercueil d’Alexandre Dumas a été transféré au Panthéon, édifice parisien où reposent les grands hommes et femmes français.
Le prix Siegfried Unseld
à l’écrivain autrichien Peter Handke
Peter Handke, écrivain-phare de la littérature autrichienne contemporaine, a reçu mardi le prix Siegfried Unseld, du nom du grand éditeur allemand (Suhrkamp) décédé en 2002, remis pour la première fois et doté de 50000 euros.
Le jury a choisi de récompenser le « nomade littéraire » qu’est Handke, âgé de 61 ans, et ses écrits radicaux qui puisent leur force dans une perception poétique du monde et un talent narratif incontestable.
Décerné pour la première fois cette année, le prix sera remis tous les deux ans, en hommage à Siegfried Unseld qui, à la tête de la prestigieuse maison d’édition francfortoise Suhrkamp pendant quatre décennies, a profondément imprégné le monde littéraire allemand avant de décéder il y a deux ans à l’âge de 78 ans.
Né le 6 décembre 1942 à Griffin, en Autriche, de père inconnu, Peter Handke est élevé par sa mère d’origine slovène et un beau-père alcoolique et fruste qu’il déteste. De son origine modeste, il gardera une fascination pour les vies misérables et étriquées : « Pour écrire, la seule envie ne suffit pas : il faut que s’y ajoute la détresse. »
Lorsque la maison d’édition Suhrkamp accepte son premier roman Die Hornissen (Les Frelons), il interrompt ses études de droit. Il devient aussi célèbre au théâtre avec Outrage au public, qui déclenche un scandale lors de sa représentation à Francfort.
Depuis 1966, Peter Handke vit comme écrivain indépendant en Allemagne, en Autriche et en France, mais des voyages prolongés l’ont conduit à travers le Japon, les… États-Unis et une partie de l’Europe.
Au-delà de toute visée politique, l’œuvre de Handke est avant tout un réquisitoire contre la condition humaine, et elle est marquée par un goût de la simplicité et de la dérision.
Festival du cinéma au féminin à Bordeaux
Le 6e Festival international du cinéma au féminin s’est ouvert lundi sous la présidence de Zabou Breitman, pour six jours de projection, avec huit films et une vingtaine de courts métrages en compétition.
Huit films inédits, écrits, réalisés ou produits par des femmes, se disputeront la «Vague d’or» du long métrage, qui sera décernée samedi par le jury, qui comprend parmi ses sept membres Julie Depardieu, Micheline Presle et Charlotte Valandrey.
Outre la traditionnelle catégorie courts métrages, le festival, qui s’attache à «mettre en avant la place des femmes dans le cinéma», veut favoriser l’émergence de très jeunes talents, avec la compétition du «film à 99 euros», des courts métrages numériques réalisés par des non-professionnels et jugés par le public.
Cette année, une place toute particulière sera accordée au cinéma allemand avec la projection d’une dizaine de films, dont deux de Caroline Link, Nowhere in Africa et Au-delà du silence.
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