Humilié au Liechtenstein (2-2) samedi, le Portugal a fait mieux que se rattraper, en ressuscitant face à une équipe de Russie complètement dépassée et brillamment vaincue 7 à 1, mercredi à Lisbonne en qualifications (gr.3) du Mondial 2006 de football.
« Sept buts pour l’histoire », « Inoubliable : la nuit du retour de nos héros », « Victoire historique à l’issue d’une nuit de rêve », « Ce pays ne fait pas dans la demi-mesure », « La sélection renoue avec les grandes soirées », « Ils sont excusés » : hier matin, les titres de la presse portugaise rivalisaient dans l’emphase pour saluer la performance de la Seleçao.
La victoire sur la Russie « a permis de rectifier avec une grande classe l’image exécrable laissée par le vexant et inexplicable match nul face au Liechtenstein », écrivait le quotidien sportif Record. « Le Portugal s’est enfin réconcilié avec ses supporteurs », renchérissait le quotidien Correio da Manha.
Face à une équipe russe diminuée par les blessures, mais qui était demeurée invaincue jusque-là (1 victoire et 1 nul), les Portugais parvinrent à plier le match dès la première période, regagnant les vestiaires avec trois buts d’avance grâce à des buts de Pauleta (26e), Cristiano Ronaldo (38e) et Deco (45e).
Désastre
En deuxième période, avertis par leur mésaventure à Vaduz où ils avaient encaissé deux buts en deuxième période après avoir mené 2 à 0, les vice-champions d’Europe enfoncèrent le clou grâce, une nouvelle fois, à Ronaldo (69e), avant de transformer les dix dernières minutes en enfer pour les Russes, Simao (82e) puis Petit, par deux fois (89e, 90e+2) parachevant le triomphe.
« Je n’ai jamais imaginé un résultat pareil (...). Il y a des jours où tout va de travers, mais aujourd’hui tout s’est bien déroulé », se réjouissait après-coup le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, dont l’équipe est désormais en tête du groupe 3 après quatre journées, à égalité de points (10) avec la Slovaquie.
« Je ne m’attendais pas à une victoire aussi large, mais nous étions supérieurs dans tous les compartiments du jeu », ajoutait pour sa part Deco, rejoint par Cristiano Ronaldo : « Nous avons prouvé ce soir que nous sommes une grande équipe. »
Côté russe, le sélectionneur Georgy Yartsev estimait que seules les absences – dont celle du gardien Ovchinnikov – ne pouvaient justifier cette déroute, ajoutant qu’il allait désormais s’entretenir de son avenir avec le président de la Fédération russe.
« C’est après un résultat de ce genre que les entraîneurs doivent quitter leur poste », continuait Yartsev, lequel avait quitté le banc de touche avant même la fin de la rencontre. « Lorsque tout va mal et qu’aucun joueur ne respecte les consignes que j’ai données, c’est sans doute parce que les joueurs ne veulent plus de moi », ajoutait-il, concluant : « Je m’excuse pour le désastre dont vous avez été témoins. Nous n’avons montré ni courage ni initiative. »
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