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Actualités - Chronologie

CONFÉRENCE Bagdad appelle les donateurs à s’impliquer davantage

Lors de la quatrième conférence des donateurs à Tokyo, le gouvernement de Bagdad a exhorté hier la communauté internationale à « ne pas laisser tomber le peuple irakien », alors que l’aide promise peine à se matérialiser. Le chef de la délégation de Bagdad, le vice-Premier ministre Barham Saleh, a réclamé l’annulation de la dette irakienne de 120 milliards de dollars. Il a aussi appelé l’Onu à s’impliquer davantage dans son pays. « Nous essayons d’aller de l’avant. Mais la situation entrave nos activités, il n’y a aucun doute », a répondu l’envoyé spécial adjoint en Irak du secrétaire général des Nations unies, le Néo-Zélandais Ross Mountain. De leur côté, les États-Unis ont exhorté les donateurs à se concentrer sur la réhabilitation des infrastructures au moment où Washington doit s’occuper prioritairement de la sécurité en Irak avant les élections prévues en janvier. Le mois dernier, les Etats-Unis ont dû ponctionner 3,46 milliards de dollars sur leur propre enveloppe de 18,4 milliards réservée à la reconstruction afin de les consacrer au renforcement de la sécurité et à la création d’emplois. Le secrétaire d’État adjoint américain, Richard Armitage, présent à Tokyo, n’a pas hésité à demander aux autres pays de « remplir ce vide » et de financer des projets d’infrastructure. « Je pense que l’électricité et l’eau sont deux secteurs qui feraient l’unanimité au niveau national », a estimé M. Armitage. C’est la première fois que les donateurs se retrouvent depuis l’entrée en fonctions d’un gouvernement irakien provisoire à la fin juin. Se sont déplacés à Tokyo les délégués de quelque 55 pays, organismes et fonds de développement internationaux. La conférence de Tokyo succède à trois autres réunions de donateurs pour la reconstruction de l’Irak : à Madrid en octobre 2003 puis à Abou Dhabi en février 2004 et à Doha en mai dernier. À Madrid, les donateurs s’étaient engagés à hauteur de 33 milliards de dollars en faveur de l’Irak sur quatre ans, dont 5 mds à la charge du Japon. Toutefois, seulement 6,7 milliards de dollars ont été dépensés jusqu’à présent sur fond d’instabilité chronique. La délégation irakienne doit proposer à la conférence de Tokyo une liste de 324 projets, d’un coût total de 43,5 milliards de dollars, dont 53 concernant la réhabilitation des infrastructures (dont les systèmes d’égout, les routes, les communications et le transport, l’électricité et le logement). La conférence prend fin aujourd’hui.

Lors de la quatrième conférence des donateurs à Tokyo, le gouvernement de Bagdad a exhorté hier la communauté internationale à « ne pas laisser tomber le peuple irakien », alors que l’aide promise peine à se matérialiser.
Le chef de la délégation de Bagdad, le vice-Premier ministre Barham Saleh, a réclamé l’annulation de la dette irakienne de 120 milliards de dollars. Il a aussi appelé l’Onu à s’impliquer davantage dans son pays.
« Nous essayons d’aller de l’avant. Mais la situation entrave nos activités, il n’y a aucun doute », a répondu l’envoyé spécial adjoint en Irak du secrétaire général des Nations unies, le Néo-Zélandais Ross Mountain.
De leur côté, les États-Unis ont exhorté les donateurs à se concentrer sur la réhabilitation des infrastructures au moment où Washington doit...