WASHINGTON, d’Irène MOSALLI
Le deuxième round du face-à-face Bush-Kerry aura lieu à la Washington University of Saint Louis (Missouri). Le premier duel, qui s’était déroulé le 30 septembre dernier à Miami, avait tourné, selon plusieurs analystes, à l’avantage de Kerry. Face à l’importance des enjeux de ce nouveau débat, qui pourrait être déterminant pour l’issue du scrutin, républicains et démocrates ont fait un effort particulièrement intense en matière de préparation.
COÛT DES PRÉPARATIFS : 1,25 MILLION DE DOLLARS
Pour les candidats à la présidentielle américaine, gagner ne requiert pas uniquement un investissement personnel. La fortune de leur parti et souvent la leur, mais aussi l’argent du contribuable entrent en jeu. Pour preuve, la note du débat de vendredi soir s’élève à 1,25 million de dollars. Les dépenses couvrent aussi bien le tapis rouge et le rideau bleu de la salle, que les 1 500 lignes téléphoniques installées temporairement et les 85 kilomètres de câbles de transmission. La Commission nationale qui organise les débats a demandé aux institutions qui accueillent l’événement de pourvoir aux frais par l’intermédiaire de sponsors.
LE FORMAT : INTERVENTION DES ÉLECTEURS « SOFT »
Cette fois, les deux adversaires n’avaient pas à répondre aux seules questions du modérateur (Charles Gibson de la chaîne de télévision ABC) mais aussi à celles du public. À noter toutefois que les personnes qui devaient interroger George W. Bush et John Kerry sont ce que l’on appelle des électeurs « soft », c’est-à-dire des indécis. Ces personnes ont été choisies par l’institut de sondage Gallup. Si on ne leur a pas demandé de présenter leurs questions avant le débat, elles devaient néanmoins soumettre les questions au modérateur avant de prendre la parole.
RÉPÉTITION GÉNÉRALE
Avant le lever du rideau, Bush et Kerry ont effectué une répétition générale chacun de son côté. Des membres de leurs équipes de travail respectives ont joué le rôle du public et leur ont posé toutes sortes de questions insidieuses et pernicieuses.
SI BUSH GAGNE... QUI EN PROFITE ?
Selon des projections établies par le Wall Street Journal, les secteurs suivants bénéficieraient d’une réélection de Georges W. Bush : le secteur pharmaceutique, les organismes de santé et de l’énergie, les services publics et les compagnies d’assurances.
SI KERRY GAGNE...
Une arrivée des démocrates au pouvoir donnerait un élan aux compagnies faisant la promotion des énergies alternatives, aux géants de l’hypothèque, aux commerçants et aux fabricants de médicaments génériques.
Le deuxième round du face-à-face Bush-Kerry aura lieu à la Washington University of Saint Louis (Missouri). Le premier duel, qui s’était déroulé le 30 septembre dernier à Miami, avait tourné, selon plusieurs analystes, à l’avantage de Kerry. Face à l’importance des enjeux de ce nouveau débat, qui pourrait être déterminant pour l’issue du scrutin, républicains et démocrates ont fait un effort particulièrement intense en matière de préparation.
COÛT DES PRÉPARATIFS : 1,25 MILLION DE DOLLARS
Pour les candidats à la présidentielle américaine, gagner ne requiert pas uniquement un investissement personnel. La fortune de leur parti et souvent la leur, mais aussi l’argent du contribuable entrent en jeu. Pour preuve, la note du débat de vendredi soir s’élève à 1,25 million...
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