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Actualités - Chronologie

ÉCHOS DU MONDE

L’Opep en perte d’influence La persistance de l'envolée des prix du brut sur les marchés pétroliers, malgré l'engagement de l'Opep à augmenter son plafond de production, témoigne de l'influence très limitée que ce cartel a désormais sur les cours, estiment les analystes. Vendredi, les cours du pétrole ont terminé sur un nouveau record en clôture, malgré la décision des États-Unis de puiser dans leurs réserves stratégiques. Le prix du baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en novembre a ainsi gagné 42 cents à 48,88 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se rapprochant un peu plus du record de 49,40 dollars établi le 20 août en séance. « La capacité de l'Opep à infléchir les prix est limitée en raison de la faiblesse de sa capacité excédentaire de production, estimée de 1 à 1,5 million de barils/jour (mbj), qui concerne de surcroît du brut lourd », pas très prisé par les raffineries, a déclaré l'analyste Walid Khadouri, rédacteur en chef de la revue spécialisée Middle East Economic Survey. « L'Opep n'a pas la capacité d'influer sur les marchés pétroliers (...) qui n'ont pas réagi à sa décision d'augmenter son plafond de production », a commenté l'analyste koweïtien Kamal Abdallah al-Harmi. Selon lui, le marché a besoin de pétrole léger (light oil), que produisent notamment la Libye, l'Algérie et le Nigeria, les raffineries occidentales, notamment américaines, ne voulant plus gérer du brut lourd. Or, la capacité excédentaire de l'Opep est constituée de lourd. De l'avis général, la quantité de pétrole en circulation est suffisante pour approvisionner le marché dans l'immédiat. L'économie mondiale à son plus haut depuis 5 ans L'économie mondiale est à son meilleur niveau depuis cinq ans, même si les déficits américains et la faible croissance européenne posent problème, déclare Rodrigo Rato, directeur général du Fonds monétaire international, dans une interview publiée hier. « L'économie mondiale connaît sa meilleure période de ces cinq dernières années, mais les déficits budgétaire et commercial des États-Unis et la faible croissance européenne posent problème, et les variations des prix de l'énergie constituent un risque », explique-t-il dans cet entretien accordé au quotidien espagnol El País. Rato, qui a pris les rênes du FMI en milieu d'année, avait estimé courant septembre que les déséquilibres aux États-Unis, en Europe et au Japon représentaient la menace la plus importante pour l'économie mondiale sur le moyen terme L’état du transport aérien remis en question Trois ans après les attentats du 11 septembre, les Nations unies font le point cette semaine sur le transport aérien, aussi bien sur les mesures prises pour combattre le terrorisme que sur la fiabilité des appareils ou la pollution qu'ils dégagent. L'Organisation de l'aviation civile internationale, agence de l'Onu rassemblant 188 États membres, tient la 35e session de son assemblée triennale du 28 septembre au 8 octobre, à son siège de Montréal. Les États les plus riches, les premiers à mettre la main à la poche, aimeraient bien que l'OACI freine ses dépenses de fonctionnement, alors même que son budget triennal doit passer de 175 millions de dollars à 200 millions de dollars, dont 25 % pour des bureaux régionaux à l'utilité contestée par certains. « L'organisation a besoin de réformes. Il faudrait du sang neuf », dit-on de même source européenne. En clair, Assad Kotaite, président depuis 1976, devrait céder la place. Mais le Libanais, qui brigue un onzième mandat alors qu'il va sur ses 80 ans, dispose de nombreux soutiens auprès des pays en développement et devrait être reconduit, même s'il pourrait annoncer que c'est la dernière fois.
L’Opep en perte d’influence
La persistance de l'envolée des prix du brut sur les marchés pétroliers, malgré l'engagement de l'Opep à augmenter son plafond de production, témoigne de l'influence très limitée que ce cartel a désormais sur les cours, estiment les analystes.
Vendredi, les cours du pétrole ont terminé sur un nouveau record en clôture, malgré la décision des États-Unis de puiser dans leurs réserves stratégiques.
Le prix du baril de brut de qualité Light Sweet Crude pour livraison en novembre a ainsi gagné 42 cents à 48,88 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se rapprochant un peu plus du record de 49,40 dollars établi le 20 août en séance.
« La capacité de l'Opep à infléchir les prix est limitée en raison de la faiblesse de sa capacité excédentaire de production, estimée...