On en a un peu parlé la semaine dernière, évoquant le problème qu’a rencontré Steev Estatoff avec son dernier single 1977 sur les ondes françaises. Mais aujourd’hui, le problème de la censure se pose un peu partout dans le monde et, sur la plupart des radios libanaises, certains morceaux sont «bipés». L’exemple le plus récent, le célèbre single de Eamon, F*** It, diffusé en boucle cet été et dont on ne peut même pas écrire le titre initial. On aurait dit que Eamon se bat avec ses cordes vocales pour en sortir un son et, finalement, n’y parvient pas. C’est donc à coup de silences (brèves coupures) ou de bip que l’on reprend un morceau dont le titre est évocateur en lui-même et dont le refrain éponyme est inaudible quand il est censuré. Souvenez-vous de American Life de Madonna, c’était la même chose… Sa prestation de rap, dont elle était pourtant fière puisqu’elle avait pris des cours avec Missy Elliott, a été saccagée par les coupures de son. Dans la plupart des cas, cela donne souvent une chanson qui n’a plus grand sens.
Quant à nos jeunes artistes locaux, c’est Rayess bek, du groupe Aaks Seir, qui en a fait les frais récemment. Sur son dernier morceau de rap libanais, les quelques insultes proférées ont dû être censurées pour pouvoir passer à l’antenne… Ce qui est on ne peut plus normal dans notre pays. Maintenant, pour ceux qui veulent écouter les versions originales et intactes, il ne vous reste plus qu’à vous procurer l’album qui contient le morceau désiré.
Dans ce contexte, ce qui paraît assez surprenant, c’est que parfois certains morceaux (le plus souvent de rap) sont assez violents et qu’en l’absence de mots bannis, comme le fameux F*** américain, ils passent tout de même dans leur intégralité. C’est un peu comme la censure audiovisuelle de certains films où mots et noms faisant partie de la célèbre liste noire libanaise sont charcutés... À l’heure où presque tout le monde est connecté à l’Internet.
Deux poids, deux mesures ? Non, une balance qui fonctionne, tout simplement, assez mal.
On en a un peu parlé la semaine dernière, évoquant le problème qu’a rencontré Steev Estatoff avec son dernier single 1977 sur les ondes françaises. Mais aujourd’hui, le problème de la censure se pose un peu partout dans le monde et, sur la plupart des radios libanaises, certains morceaux sont «bipés». L’exemple le plus récent, le célèbre single de Eamon, F*** It, diffusé en boucle cet été et dont on ne peut même pas écrire le titre initial. On aurait dit que Eamon se bat avec ses cordes vocales pour en sortir un son et, finalement, n’y parvient pas. C’est donc à coup de silences (brèves coupures) ou de bip que l’on reprend un morceau dont le titre est évocateur en lui-même et dont le refrain éponyme est inaudible quand il est censuré. Souvenez-vous de American Life de Madonna, c’était la même...
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