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Real Madrid-AS Rome : le duel de la crise

Le Real Madrid et l’AS Rome, deux grands d’Europe défaits lors de la première journée, s’affrontent ce soir pour un choc qui sera celui de la crise lors de la 2e journée du groupe B de la Ligue des champions de football. Prenez un grand club qui n’a rien gagné en 2003-2004, recrutez un ancien sélectionneur national ancien international comme entraîneur, saupoudrez de quelques stars et de nouvelles recrues, et vous débouchez... sur un début de saison catastrophe, une démission de l’entraîneur et une crise majeure. Real Madrid ou AS Rome, la recette est la même. Que les entraîneurs soient José Antonio Camacho ou Rudi Voeller, que les nouvelles recrues s’appellent Michael Owen, ou Walter Samuel (ex-Rome), ou Philipe Mexès, que l’équipe ait des joueurs mondialement connus comme Francesco Totti ou Zinedine Zidane... Le Real « donne peine à voir » titraient dimanche à leur une les deux quotidiens sportifs madrilènes Marca et AS dans une coïncidence d’idées et de mots. Le Real semble en effet traîner sa misère. Samedi soir, les vedettes madrilènes n’ont pas réussi à tirer le moindre corner, n’ont foulé qu’une fois la surface basque en première période et ont donné un spectacle pathétique en défense. « Rien devant, rien derrière », c’est la conclusion de Marca. Les stars se sont rebellées contre Camacho, trop autoritaire et qui n’a pas su gérer les susceptibilités, mais son départ n’a rien changé. Mariano Garcia Remon, entraîneur inconnu il y a dix jours et propulsé à la tête d’un des clubs les plus riches du monde, a beau affirmer qu’il y a « du mieux » dans le jeu, le Real est à la dérive, sans fonds de jeu et sans confiance. Stade suspendu Pablo Celades, prêté il y a un an après avoir ciré le banc de touche pendant trois ans, est désormais présenté comme la solution dans une équipe qui compte quatre Ballons d’or plus David Beckham, Roberto Carlos et Raul... Seule consolation pour le Real, le début de saison catastrophe avec quatre buts marqués en cinq matches ne se traduit en championnat que par quatre points de retard sur le leader (Valence). À Rome, la situation n’est pas meilleure. Samedi, le club s’est montré incapable de dominer en deuxième période une équipe de Bologne pourtant réduite à 9. Son entraîneur Rudi Voeller a claqué la porte, estimant, selon le directeur Franco Baldini, qu’il n’avait pas le soutien des joueurs. Le nouvel arrivant, l’ancien adjoint Ezio Sella, aussi célèbre que Garcia Remon, aura la mission de faire retrouver le moral et leur jeu aux Romains. Le club croupit en bas du classement de la série À à la 13e place, à six points de la Juventus, en tête. Pire, les incidents au stade San Siro lors de la 1re journée de la C1 contre Kiev ont débouché sur une défaite sur tapis vert (3-0), alors que le club perdait 1-0 à la mi-temps. Le stade a également été suspendu. Déjà fragile économiquement, Rome sera privé de recettes, mais aussi, et peut-être surtout, d’un soutien souvent vital à domicile pour gagner des rencontres européennes. À Madrid, les Romains ne devraient toutefois pas subir la pression des supporteurs de ses adversaires : mardi dernier, les socios ont hué leurs joueurs avant de les soutenir timidement. Alors, finalement, du Real ou de Rome, quel club traverse la crise la plus grave ? Sans doute celui qui perdra ce soir...
Le Real Madrid et l’AS Rome, deux grands d’Europe défaits lors de la première journée, s’affrontent ce soir pour un choc qui sera celui de la crise lors de la 2e journée du groupe B de la Ligue des champions de football.
Prenez un grand club qui n’a rien gagné en 2003-2004, recrutez un ancien sélectionneur national ancien international comme entraîneur, saupoudrez de quelques stars et de nouvelles recrues, et vous débouchez... sur un début de saison catastrophe, une démission de l’entraîneur et une crise majeure. Real Madrid ou AS Rome, la recette est la même. Que les entraîneurs soient José Antonio Camacho ou Rudi Voeller, que les nouvelles recrues s’appellent Michael Owen, ou Walter Samuel (ex-Rome), ou Philipe Mexès, que l’équipe ait des joueurs mondialement connus comme Francesco Totti ou Zinedine...