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Actualités - Opinion

L’humanité de la Vierge Marie

Après les échos rapportés dans la presse sur Notre-Dame de Béchouate, à Deir-el-Ahmar près de Baalbeck, il est opportun de faire quelques réflexions sur l’humanité de la Sainte Vierge Marie, elle, la médiatrice de toute grâce, elle qui est, ainsi que la décrit la devise des Frères maristes, « tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus », intercède pour nous auprès de Dieu. Parler de l’humanité de Marie, c’est énoncer une évidence, qu’il devrait être utile de rappeler. Il n’y a qu’un seul Dieu. Marie n’est pas une déesse, ni une divinité. Il n’y a qu’un seul Sauveur, le Christ Jésus, figure humaine de Dieu. Marie n’est pas salvatrice. Pourtant, des risques de divinisation de Marie peuvent naître, œuvre de quelques esprits chagrins. Aussi bien est-il utile sinon nécessaire d’insister sur l’appartenance de Marie à l’humanité. Non seulement parce qu’elle fut une femme, dans un peuple, mais aussi parce que cette humanité s’est traduite dans la simplicité. Marie n’a pas été chef de guerre comme Jeanne d’Arc ; elle n’a pas écrit de longs ouvrages mystiques comme Thérèse d’Avila ; elle n’a pas gouverné des empires. C’était la servante dévouée de Dieu. De cette femme discrète et réservée, il est possible de dire quelque chose de vital, qui puisse avoir un sens pour les chrétiens et les musulmans, sans tomber dans le flot des enflures inutiles. En prenant pour point de départ, d’une part, la dévotion populaire, c’est-à-dire émanant du peuple, pour signifier sa propre identité et, d’autre part, les mentions de Marie dans les écrits du Nouveau Testament comme dans le Coran. Chacun peut ensuite dire comment il voit Marie et le rôle qu’elle peut jouer dans la démarche spirituelle de tout un chacun : être un exemple, un modèle à suivre, une médiatrice à invoquer. De la Sainte Vierge, on ne dit jamais assez ; être aussi discret dans nos dires que la mère de Christ elle-même ne peut pas être un critère lorsqu’on draine des foules à Béchouate. Mais une chose est vraie, c’est que plus on s’efface, plus on s’impose. C’est ainsi que Marie s’est hissée à la première place au Ciel. Bienheureuse elle est parce qu’elle a cru à la Parole. C’est un message tant pour les hommes que pour les femmes, aussi bien chrétiens que musulmans. Humblement, nous nous prosternons à ses pieds pour toutes les interventions qu’elle fait afin de sauver le monde (Fatima, Lourdes, rue du Bac à Paris et à Medjugorje, en ancienne Yougoslavie). Tâchons de nous raffermir dans la foi et de devenir meilleurs par la prière, par l’assistance à la messe et par la dévotion à la Sainte Vierge. Sylvain THOMAS

Après les échos rapportés dans la presse sur Notre-Dame de Béchouate, à Deir-el-Ahmar près de Baalbeck, il est opportun de faire quelques réflexions sur l’humanité de la Sainte Vierge Marie, elle, la médiatrice de toute grâce, elle qui est, ainsi que la décrit la devise des Frères maristes, « tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus », intercède pour nous auprès de Dieu.
Parler de l’humanité de Marie, c’est énoncer une évidence, qu’il devrait être utile de rappeler. Il n’y a qu’un seul Dieu. Marie n’est pas une déesse, ni une divinité. Il n’y a qu’un seul Sauveur, le Christ Jésus, figure humaine de Dieu. Marie n’est pas salvatrice.
Pourtant, des risques de divinisation de Marie peuvent naître, œuvre de quelques esprits chagrins. Aussi bien est-il utile sinon nécessaire...