Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Washington souhaite que le Japon lui serve de base de projection

Les États-Unis souhaitent que leur allié japonais accueille des centres de commandement américains qui répondraient aux menaces terroristes et pourraient déployer des forces d’intervention rapide dans les zones d’« instabilité », affirmait hier le quotidien Asahi Shimbun. Ce réalignement militaire américain ferait du Japon une base de projection extérieure pour l’armée de terre, la Marine, l’US Air Force et le corps des Marines dans « l’arc d’instabilité » allant de l’Afrique au Balkans en passant par le Proche-Orient et l’Asie du Sud-Est, souligne l’Asahi. Des réunions de travail entre Américains et Japonais sur ce projet ont commencé en novembre dernier après l’annonce par Washington d’une vaste réorganisation de ses forces armées dans le monde, précise le journal, citant des sources gouvernementales nippones. Le quotidien de gauche estime, pour s’en inquiéter, qu’un tel projet va bien au-delà des limites du Traité de sécurité nippo-américain (1960) qui stipule que les forces américaines stationnées au Japon ont pour mission de maintenir la paix dans l’archipel et en Extrême-Orient. Quelque 40 500 soldats américains sont basés au Japon. Cette présence militaire est depuis longtemps source de contentieux avec la population locale, même si cette dernière en profite économiquement.
Les États-Unis souhaitent que leur allié japonais accueille des centres de commandement américains qui répondraient aux menaces terroristes et pourraient déployer des forces d’intervention rapide dans les zones d’« instabilité », affirmait hier le quotidien Asahi Shimbun. Ce réalignement militaire américain ferait du Japon une base de projection extérieure pour l’armée de terre, la Marine, l’US Air Force et le corps des Marines dans « l’arc d’instabilité » allant de l’Afrique au Balkans en passant par le Proche-Orient et l’Asie du Sud-Est, souligne l’Asahi.
Des réunions de travail entre Américains et Japonais sur ce projet ont commencé en novembre dernier après l’annonce par Washington d’une vaste réorganisation de ses forces armées dans le monde, précise le journal, citant des sources...