Nestlé voudrait maintenir Perrier
Les dirigeants de Nestlé ont fait part hier de leur volonté de maintenir les activités de Perrier au sein du groupe et de reprendre les discussions avec la CGT, à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Économie Nicolas Sarkozy, a annoncé Bercy dans un communiqué. M. Sarkozy a demandé au préfet du Gard de recevoir la CGT dans l’après-midi. « À la suite de cette rencontre, et à la demande du ministre d’État, les dirigeants de Nestlé Waters France ont fait part de leur volonté de maintenir les activités de Source Perrier et de la Verrerie du Languedoc au sein du groupe dans le cadre de la mise en œuvre effective de l’accord du 29 juillet dernier » sur les préretraites, souligne le communiqué. « Dans cette perspective, les dirigeants de Nestlé Waters France ont souhaité une reprise des discussions avec la CGT sur la levée du droit d’opposition », poursuit le communiqué.
Nestlé Waters, branche eau du groupe alimentaire suisse Nestlé, avait annoncé le 15 septembre qu’il privilégiait la vente de Perrier, ainsi que la filialisation de tous ses sites français. Le groupe avait dénoncé le blocage par la CGT, majoritaire au sein de l’entreprise, d’un plan de départs anticipés de 1 047 salariés.
Les capitaux continuent
à quitter la zone euro
Le mouvement de sortie des capitaux de la zone euro se poursuit inéluctablement, ce qui met en évidence sa perte d’attractivité auprès des investisseurs tant étrangers qu’européens et pourrait influencer le taux de change de la monnaie unique, selon les analystes.
En juillet, les sorties nettes de capitaux, en termes d’investissements directs et de portefeuille, ont atteint 38,7 milliards d’euros, selon des statistiques publiées hier par la Banque centrale européenne.
Le mois précédent, en juin, la zone euro avait connu un répit, avec une entrée nette de 23,4 milliards d’euros, mais sur la durée la tendance est claire : entre août 2003 et juillet 2004, les sorties nettes atteignent dorénavant 110,1 milliards d’euros, alors qu’au cours de la période cumulée précédente la zone euro affichait au contraire un excédent de 101,2 milliards d’euros, le mois précédent (chiffre révisé), selon des données corrigées des variations saisonnières également publiées par la BCE. Sur la période cumulée août 2003-juillet 2004, la zone euro affiche désormais un excédent de 50,1 milliards d’euros, soit 0,7 % de son produit intérieur brut, contre un excédent de 34,3 milliards d’euros au cours de la période cumulée précédente.
BBVA poursuit sa croissance sur le marché hispanophone américain
La deuxième banque espagnole BBVA a conclu un accord pour l’achat du groupe financier texan Laredo National Bancshares (LNB) pour 700 millions d’euros, poursuivant ainsi sa croissance sur le marché hispanophone des États-Unis, a-t-elle annoncé hier.
Il s’agit de la deuxième opération du Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (BBVA) en moins d’une semaine, visant les marchés mexicain et hispanophone des États-Unis. Le 16 septembre, elle avait annoncé la prochaine acquisition pour 308 millions d’euros de Hipotecaria Nacional (HN), numéro un mexicain de la banque spécialisée dans les crédits hypothécaires, également implanté chez les immigrants mexicains aux États-Unis.
Laredo National Bancshares, dont les actifs totalisent 3,4 milliards de dollars, est une holding qui contrôle notamment les banques The Laredo National Bank et South National Bank, ainsi qu’une compagnie spécialisée dans les hypothèques (Homeowners Loan Corporation), précise un comuniqué du BBVA. « Cette opération nous donne une position de leader dans une région-clé dans le cadre de notre stratégie aux États-Unis », affirme le président du BBVA, Francisco Gonzalez, cité par le communiqué.
Le Mexique veut placer ses excédents pétroliers dans un fonds de stabilisation
Les autorités mexicaines veulent placer les bénéfices générés par la hausse record des prix du pétrole sur un fonds de stabilisation de l’économie mexicaine, dans le cadre de réformes qui doivent également modifier le statut fiscal du groupe pétrolier public Pemex. Ces dernières années, les revenus pétroliers nettement supérieurs aux prévisions sont passés dans les dépenses courantes du budget national. Le gouvernement cite deux pays en exemple dans son projet de budget 2005 : la Norvège et la Russie, respectivement 7e et 2e producteur mondial.
Au Mexique, le fonds existe déjà, il avait été créé en 2000 par le président Ernesto Zedillo, deux semaines avant que son successeur, Vicente Fox, ne prenne le pouvoir. Mais il est sous-alimenté : seulement 600 millions d’euros y ont été versés en quatre ans. Les revenus du pétrole financent plus du tiers du budget national du Mexique, 8e producteur mondial et un des trois principaux fournisseurs des États-Unis.
La « mort économique » attend les Philippines
Les Philippines risquent la « mort économique » dans deux ans si un programme de hausse des impôts n’est pas approuvé, a affirmé hier la présidente Gloria Arroyo. Dans une déclaration publiée par le journal Philippine Star, Mme Arroyo exhorte la population à « souffrir maintenant et profiter des avantages dans deux ans (plutôt) que de repousser la souffrance et mourir d’une mort économique pénible d’ici à deux ans ». La présidente tente de faire passer devant le Parlement un projet de loi visant à lever chaque année au moins 1,4 milliard de dollars d’impôts supplémentaires afin d’équilibrer le budget. L’opposition combat le projet. Mme Arroyo assure que le gouvernement a besoin de 3,2 milliards de dollars de recettes supplémentaires annuelles afin d’alléger le poids de la dette publique qui atteint déjà 71 % du PIB. Ce fardeau, le troisième plus élevé en Asie, fait risquer aux Philippines un défaut de paiement, selon la chef de l’État. « Si nous restons dans le mensonge et refusons de prendre la situation au sérieux, le monde pourrait nous imposer la vérité. Quand cela arrivera, les Philippines seront les parias financiers du monde », ajoute Mme Arroyo.
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