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L’USJ, un savoir-faire avancé Dès la rentrée 2003-2004, l’Université Saint-Joseph a adopté le système européen de crédits transférables (ECTS). Elle entendait ainsi actualiser sa mission et s’adapter aux demandes et aux besoins actuels de ses étudiants. L’ECTS possède deux avantages majeurs : d’une part, ce système introduit de la souplesse dans les cursus et dans le rythme des études; d’autre part, il permet de suivre la norme européenne, garante de sérieux, qui permet de valider des parties d’enseignement suivies dans des universités européennes et réciproquement. Enfin, il facilite la mobilité des étudiants. Les études sont désormais organisées en licence, master et doctorat. Les matières, groupées en modules, correspondent à un certain nombre de crédits qu’il faudra détenir pour réussir son année. Ce système flexible permet à l’étudiant de rattraper ou reprendre une matière dans laquelle il a échoué sans nécessairement rater son semestre. Par ailleurs, l’étudiant définit à chaque semestre son propre cursus, avec l’aide d’un responsable pédagogique (tuteur); il peut ainsi sélectionner des matières qui ne sont pas directement incluses dans son programme et diversifier ses connaissances. Certaines matières adoptées dans des universités européennes par convention sont également comptabilisées dans le cursus. Cette équivalence permettra à un étudiant de l’USJ de poursuivre ses études à l’étranger sans reprendre certains cours. Quant au coût des inscriptions, il est comptabilisé en début de semestre, selon le nombre de crédits choisis. L’Usek, une formation complète En 1962, suite à la promulgation de la loi de 1961 réglementant l’enseignement supérieur au Liban, le scolasticat devient l’Université Saint-Esprit, officiellement reconnue par l’État libanais. Implantée à Kaslik, l’Usek se trouve très rapidement soumise à une triple polarité : démographique, sociale et économique. En effet, sous la pression des effectifs universitaires appauvris par la guerre et venus de tous bords, elle se constitue, en tant qu’université catholique, en projet collectif de culture de la jeunesse; toujours attentive à l’excellence du niveau de formation et à la modernisation des frais universitaires qui s’y rattachent. Soumise à un changement social rapide, l’Usek se trouve appelée à concilier formation humaniste et formation technique. Tout en réservant aux disciplines théoriques et humaines la place fondamentale qui leur revient, elle s’attèle à la création de facultés technologiques permettant l’insertion professionnelle des jeunes, et par conséquent la réduction du chômage intellectuel. C’est ainsi que, successivement et en réponse aux défis du monde moderne, la faculté des sciences agronomiques, celle des beaux-arts et des arts appliqués, celle de la gestion et des sciences commerciales, l’Institut des sciences de l’environnement, l’Institut supérieur des infirmières et la faculté de sciences et de génie informatique sont créés. Le souci de préparer les jeunes à être des partenaires à part entière dans l’édification de la société, en leur donnant une formation intellectuelle et spirituelle solide qui réponde ainsi à leur soif d’absolu et de vérité, et d’atténuer les contraintes économiques, a motivé les entreprises majeures: la recherche de proximité, par la création de sections régionales de l’Usek à Chekka, Zahlé et Byblos. En se décentralisant, l’université va ainsi vers les étudiants et leur évite les obstacles majeurs du déplacement et souvent de l’exclusion. Par la suite, le passage du système annuel traditionnel au système modulaire de crédits capitalisables a permis aux étudiants économiquement actifs, en raison de sa flexibilité, de poursuivre leurs études en fonction du temps et des moyens financiers disponibles et surtout, de s’ouvrir à une interdisciplinarité qui les mette sur la voie de la recherche scientifique. C’est dans cette perspective que le Centre supérieur de recherche a vu le jour. Il est directement associé à l’école doctorale de l’université et à ses centres de recherche spécifiques. Cette promotion de la recherche devait prioritairement concerner l’enseignant, supposé être à la fois chercheur et initiateur à la recherche. Mais tel n’est guère le cas. Aussi fallait-il soumettre la nomination des enseignants, de même que leur promotion dans la carrière, au critère de l’expérience universitaire, jumelée à leurs travaux de recherche. Adopté par le conseil de l’université, ce statut a permis d’ordonner les enseignants par catégories et de préciser leurs tâches. Les syllabus des cours, partout requis, montrent clairement l’utilité du chemin parcouru dans la dynamisation de la didactique des disciplines. Volonté de modernisation pour mieux préparer les étudiants confrontés à une mutation aventureuse des valeurs sociales opérée sous le flux d’une mondialisation effrénée? Sans doute. Volonté aussi de fidélité aux principes fondateurs de l’université par la pratique de la réflexion critique, pour une vision du réel au-delà de l’émiettement des disciplines et volonté de présence toujours renouvelée et fidèle à l’essentiel. Car l’université ne peut croître et s’épanouir sans l’autonomie à travers laquelle l’Usek assume pleinement son ouverture à tous les horizons universitaires.
L’USJ, un savoir-faire avancé

Dès la rentrée 2003-2004, l’Université Saint-Joseph a adopté le système européen de crédits transférables (ECTS). Elle entendait ainsi actualiser sa mission et s’adapter aux demandes et aux besoins actuels de ses étudiants.
L’ECTS possède deux avantages majeurs : d’une part, ce système introduit de la souplesse dans les cursus et dans le rythme des études; d’autre part, il permet de suivre la norme européenne, garante de sérieux, qui permet de valider des parties d’enseignement suivies dans des universités européennes et réciproquement. Enfin, il facilite la mobilité des étudiants.
Les études sont désormais organisées en licence, master et doctorat. Les matières, groupées en modules, correspondent à un certain nombre de crédits qu’il faudra détenir pour...