Quand une personne disparaît, c’est à ce moment seulement qu’on réalise l’ampleur de l’espace qu’elle occupait sur la scène, surtout si elle avait eu une vie discrète et effacée. Mais Georges Bassil a joint à ces deux rares qualités (et ce semble paradoxal) un rayonnement remarquable dans divers milieux, parmi les siens, parmi les proches, les lointains et même les inconnus. On dirait que la profession qu’il avait choisie, « Optique et Vision », le prédestinait à une vie de don aux autres et de compassion à une infinité de cas sociaux relevant de la vue.
On l’imagine, dans la pratique de son activité, évoquant ces mots de l’évangile : « Seigneur, que je voie. » Et il s’appliquait, dans la vaste institution qu’il avait créée, à améliorer la vue de ceux qui venaient à lui. Ses proches réalisent aisément le nombre de nécessiteux qu’il a aidés. Je cite l’exemple d’une assistance sociale (religieuse) qui était sa « cliente » pour lui envoyer les cas intéressants : il lui téléphonait pour lui demander « combien voulez-vous que je lui fasse comme réduction ? », et il offrait un rabais supérieur à celui qu’elle espérait obtenir.
Lorsqu’il était sollicité pour une activité sociale, il trouvait toujours le temps pour y participer. Ainsi, il était d’une aide précieuse pour l’Irap (Institution de rééducation audiophonique), cette œuvre admirable qui a formé et réhabilité des générations de sourds-muets.
Beethoven a dit : « Je ne reconnais point d’autre marque de supériorité que la bonté », cette bonté profonde, qui suppose essentiellement l’intelligence, l’énergie, la persévérance, la force d’âme, le tout à base d’amour.
À cet égard, on peut dire que la définition de Beethoven s’applique bien à Georges.
Repose en paix, Georges, tu mérites cette appréciation du psalmiste : « La mémoire du Juste demeure éternellement. »
Albert SARA
Quand une personne disparaît, c’est à ce moment seulement qu’on réalise l’ampleur de l’espace qu’elle occupait sur la scène, surtout si elle avait eu une vie discrète et effacée. Mais Georges Bassil a joint à ces deux rares qualités (et ce semble paradoxal) un rayonnement remarquable dans divers milieux, parmi les siens, parmi les proches, les lointains et même les inconnus. On dirait que la profession qu’il avait choisie, « Optique et Vision », le prédestinait à une vie de don aux autres et de compassion à une infinité de cas sociaux relevant de la vue.
On l’imagine, dans la pratique de son activité, évoquant ces mots de l’évangile : « Seigneur, que je voie. » Et il s’appliquait, dans la vaste institution qu’il avait créée, à améliorer la vue de ceux qui venaient à lui. Ses proches...
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