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Actualités

FRANCE Contexte économique favorable pour la finalisation du budget 2005

Le gouvernement met la dernière main au budget 2005 qui semble bénéficier d’un contexte économique plus favorable mais sur fond d’incertitude politique. Nommé en avril, le ministre de l’Économie, Nicolas Sarkozy, devrait quitter Bercy pour prendre la présidence de l’UMP en novembre, à peine ce budget voté, et l’on ignore qui sera chargé de veiller à sa place à son exécution. L’avenir du gouvernement et de son chef, Jean-Pierre Raffarin, affaiblis par les défaites de la droite aux élections régionales, cantonales et européennes du printemps, reste également incertain, à 15 jours de sénatoriales délicates. À dix jours de sa présentation en Conseil des ministres, le 22 septembre, les grandes lignes du projet de budget 2005 sont désormais connues, la principale étant une croissance zéro des dépenses en volume, fixées en juillet à 288,6 milliards d’euros, avec pour objectif des déficits publics inférieurs à 3 % du PIB. Le gouvernement peut compter pour ce faire sur le « joker » constitué par la soulte de sept à huit milliards d’euros que devra verser EDF à l’État en 2005, en échange de la prise en charge de son régime de retraite par le régime commun. Mais il a aussi multiplié ces dernières semaines les annonces de mesures fiscales, autant de dépenses supplémentaires à financer par des économies ou des redéploiements de crédits. Jean-Pierre Raffarin a ainsi annoncé une augmentation de 4 % de la prime pour l’emploi, soit un coût supplémentaire de 250 à 300 millions d’euros pour l’État. Si le président Jacques Chirac a décrété une pause de la baisse de l’impôt sur le revenu, le patrimoine légué à des descendants directs sera totalement exonéré de droits jusqu’à 126 000 euros pour le conjoint et 100 000 pour chaque enfant. L’abaissement à 1,6 smic au lieu de 1,7 du seuil de déclenchement des allègements de charges sociales patronales fera certes économiser 1,2 à 1,5 milliard d’euros à l’État. Cette mesure est cependant en partie contrebalancée par la suppression sur deux ans de la « surtaxe Juppé » sur l’impôt sur les sociétés, soit un manque à gagner pour l’État de 450 millions en 2005 et de nouveau en 2006. De même, les entreprises implantées dans les régions à fort chômage pourront bénéficier de 100 000 euros d’avantages fiscaux sur trois ans, dont un « crédit de taxe professionnelle », pour renoncer à délocaliser leurs activités. L’un des objectifs du budget 2005, dit-on à Bercy, est « de donner confiance aux Français pour éviter des comportements de précaution », c’est-à-dire épargner plutôt que consommer.
Le gouvernement met la dernière main au budget 2005 qui semble bénéficier d’un contexte économique plus favorable mais sur fond d’incertitude politique.
Nommé en avril, le ministre de l’Économie, Nicolas Sarkozy, devrait quitter Bercy pour prendre la présidence de l’UMP en novembre, à peine ce budget voté, et l’on ignore qui sera chargé de veiller à sa place à son exécution.
L’avenir du gouvernement et de son chef, Jean-Pierre Raffarin, affaiblis par les défaites de la droite aux élections régionales, cantonales et européennes du printemps, reste également incertain, à 15 jours de sénatoriales délicates.
À dix jours de sa présentation en Conseil des ministres, le 22 septembre, les grandes lignes du projet de budget 2005 sont désormais connues, la principale étant une croissance zéro des dépenses...