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TRANSPORT US Airways proclame sa seconde faillite en deux ans (photo)

La compagnie aérienne américaine US Airways, incapable de surmonter ses difficultés financières, a eu recours dimanche, pour la deuxième fois de son histoire, à la protection de la loi américaine sur les faillites. Le refus ce week-end des 3 300 pilotes de l’entreprise d’endosser de nouvelles concessions financières a contraint la direction de la septième compagnie américaine à l’ultime recours pour tenter de survivre. « Puisque nous n’avons pas obtenu de nouveaux accords sur l’emploi nécessaires au succès de notre plan de transformation, nous devons préserver les ressources en numéraire de la compagnie nécessaires pour la mise en œuvre du plan », a expliqué le PDG Bruce Lakefield. La décision est « difficile mais nécessaire pour mener à bien ce processus avec l’aide du tribunal », a-t-il ajouté. Comme lors de la précédente démarche le 12 août 2002, US Airways, qui compte près de 28 000 employés, a déposé sa demande auprès du tribunal des faillites d’Alexandria (Virginie), près de Washington, où elle a son siège social. Grâce à des efforts considérables de la part de son personnel et d’une restructuration sévère, la compagnie avait réussi à se dégager une première fois en mars 2003 de la protection du Chapitre 11, nom donné à la loi sur la protection contre les faillites aux États-Unis. Mais le répit n’aura été que de courte durée. Après avoir réussi à réduire ses coûts opérationnels de près de deux milliards de dollars par an, il serait dommage de tout laisser tomber à ce stade, a insisté le PDG. Une nouvelle faillite permet à la compagnie de surseoir à ses échéances et dettes et de discuter avec le tribunal des faillites d’un plan de sauvetage. Pas plus tard que mercredi prochain, elle devait débourser quelque 110 millions de dollars de versements dans un fonds de retraite. Les raisons des difficultés d’US Airways sont multiples, comme l’a expliqué son PDG : « Le succès croissant des compagnies à bas prix, la flambée des prix du kérosène et la demande du public pour des tarifs plus bas et plus simples exigent de la compagnie d’établir une structure des coûts » toujours plus compétitive. L’une de ces « Low Cost Companies », les seules à réussir dans un contexte de plus en plus féroce, Southwest, avait porté un coup de grâce à US Airways en lançant de nouvelles liaisons à partir de Philadelphie (Nord-Est). Southwest propose des vols internes aux États-Unis à partir de 29 dollars depuis cette ville, pourtant un fief de US Airways, soit un tarif intenable pour les grandes compagnies. La flambée des cours du pétrole a entraîné un surcoût de près de 300 millions de dollars pour la facture de kérosène en 2004, selon la compagnie qui ne peut évidemment pas le répercuter sur les prix des vols dans le contexte actuel de haute concurrence. Parallèlement, les revenus escomptés des vols sur les principales lignes devraient être inférieurs de 450 millions de dollars, a encore déploré la compagnie.
La compagnie aérienne américaine US Airways, incapable de surmonter ses difficultés financières, a eu recours dimanche, pour la deuxième fois de son histoire, à la protection de la loi américaine sur les faillites.
Le refus ce week-end des 3 300 pilotes de l’entreprise d’endosser de nouvelles concessions financières a contraint la direction de la septième compagnie américaine à l’ultime recours pour tenter de survivre.
« Puisque nous n’avons pas obtenu de nouveaux accords sur l’emploi nécessaires au succès de notre plan de transformation, nous devons préserver les ressources en numéraire de la compagnie nécessaires pour la mise en œuvre du plan », a expliqué le PDG Bruce Lakefield.
La décision est « difficile mais nécessaire pour mener à bien ce processus avec l’aide du tribunal », a-t-il...