Accord entre Abou Dhabi
et Volkswagen
L’émirat d’Abou Dhabi a annoncé hier la conclusion d’un accord de principe avec le constructeur allemand Volkswagen pour la création d’une société d’investissements dans l’industrie automobile.
En vertu de l’accord, signé avec une délégation de Volkswagen en visite dans l’émirat, la nouvelle société doit réaliser cinq projets nécessitant dans un premier temps 544 millions de dollars d’investissements, a déclaré le chef du département économique émirati, Hamed ben Zayed al-Nahyane.
Ces investissements devront ensuite être portés à 5 mds AED (1,36 md USD), a ajouté cheikh Hamed, l’un des fils du chef de l’État, Zayed ben Sultan Al-Nahyane.
La nouvelle société assurera une partie de ces investissements, alors que la firme Volkswagen, le numéro un européen, s’engage à trouver des partenaires stratégiques pour couvrir le reste des fonds nécessaires, a-t-il ajouté.
L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de l’émirat d’Abou Dhabi visant à se doter de zones industrielles spécialisées, dont une zone pour l’industrie automobile, qui pourrait attirer d’autres constructeurs, selon lui.
Fin avril, Abou Dhabi, membre de la fédération des Émirats, et Volkswagen avaient signé à Berlin un accord-cadre sur une coopération industrielle dans le domaine des produits pétroliers et des matières plastiques.
Maroc : menace de crise
dans le secteur du butane
Une rupture d’approvisionnement en butane plane sur certaines régions du Maroc, a estimé hier le journal marocain L’Économiste qui appelle les pouvoirs publics à résoudre la « crise sans précédent » de ce secteur subventionné par l’État.
Les besoins en importation, pour le mois de septembre, s’élèvent à 100 000 tonnes de gaz butane, estime ce journal, s’inquiétant de la situation de la Caisse marocaine de compensation (publique) qui a suspendu ses paiements au secteur depuis le mois d’avril dernier.
Les demandes d’approvisionnement se développeront à l’approche du mois de ramadan, à partir de la mi-octobre, et de l’hiver, ajoute le quotidien des milieux d’affaires.
La crise actuelle « conduirait à des pénuries régionales au cours des prochaines semaines », estime L’Économiste en indiquant que les professionnels demandent à l’État de payer les arriérés de la compensation.
Sans la subvention de l’État, une bouteille de gaz butane, vendue actuellement à 3,6 euros, devrait être vendue à 6,31 euros, assure le journal.
Une augmentation allant de 2,9 % à 3,5 % de l’essence et de gazole, annoncée à la fin d’août par le ministère de l’Énergie, a suscité d’autres augmentations dont celle des tarifs du transport routier.
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