La joie de la « victoire » sur l’armée américaine a vite été gâchée par le spectacle de désolation qu’offre la ville de Najaf, après le départ hier des combattants chiites. Sur près d’un kilomètre, la rue principale menant du mausolée de l’imam Ali au centre-ville n’est plus qu’une allée apocalyptique bordée de murs effondrés, jonchée de bris de verre et de gravats. Voulant éviter les combats de rue, les troupes américaines ont usé de toute leur puissance de feu contre l’Armée du mehdi, détruisant la quasi-totalité des infrastructures dans un périmètre de plusieurs centaines de mètres autour du mausolée. Pas un seul immeuble n’a été épargné par la bataille féroce.
La marée de fidèles qui a marché sur le mausolée jeudi, mettant fin de manière spectaculaire à son siège, a quitté l’enceinte sacrée hier, zigzaguant entre barricades carbonisées et canalisations éventrées. « Je suis heureux que l’Armée du mehdi ait repoussé les Américains, mais le prix à payer est cher pour Najaf, il est cher pour moi », déplore Mehdi Hassan, en inspectant les dégâts subis par sa petite échoppe dans le marché couvert. Des centaines de propriétaires de magasins ont connu le même sort dans ce bastion des rebelles, pilonné sans relâche au cours des derniers jours.
Tout le voisinage est transformé en un vaste amas de ruines fumantes. Le cimetière porte les cicatrices de la bataille et plusieurs parties du mausolée lui-même sont endommagées. Les échanges de tirs ont causé deux fissures dans la porte principale de l’édifice religieux, les murs du complexe ont été endommagés en plusieurs endroits et l’or des 7 777 briques qui recouvrent le dôme du mausolée a été écaillé par les tirs isolés.
Obéissant à l’ordre de déposer les armes, des miliciens achevaient hier de remiser les leurs dans des caches, aucun n’ayant apparemment l’intention de les remettre à la police irakienne. Des combattants rentraient chez eux avec leurs kalachnikovs dans des sacs en plastique, alors que d’autres mettaient dans des toiles de jute mitrailleuses, mortiers, obus et lance-roquettes, puis les posaient dans des carrioles et les recouvraient d’une couverture. Ces armes étaient ensuite transportées dans des maisons et des caves de la vieille ville.
La joie de la « victoire » sur l’armée américaine a vite été gâchée par le spectacle de désolation qu’offre la ville de Najaf, après le départ hier des combattants chiites. Sur près d’un kilomètre, la rue principale menant du mausolée de l’imam Ali au centre-ville n’est plus qu’une allée apocalyptique bordée de murs effondrés, jonchée de bris de verre et de gravats. Voulant éviter les combats de rue, les troupes américaines ont usé de toute leur puissance de feu contre l’Armée du mehdi, détruisant la quasi-totalité des infrastructures dans un périmètre de plusieurs centaines de mètres autour du mausolée. Pas un seul immeuble n’a été épargné par la bataille féroce.
La marée de fidèles qui a marché sur le mausolée jeudi, mettant fin de manière spectaculaire à son siège, a quitté...
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