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Actualités - Chronologie

Figure modérée, Sistani est totalement opposé à Sadr

Le grand ayatollah Ali Sistani, revenu hier en Irak après trois semaines de soins à Londres pour « sauver » la ville sainte de Najaf dont le centre est assiégé par l’armée américaine, est un chiite modéré totalement opposé au radicalisme du jeune Moqtada Sadr. Vénéré par sa communauté, la plus importante du pays, mais aussi respecté par les hommes politiques mis en place dans l’Irak de l’après-guerre, ce dignitaire religieux s’est toujours fermement opposé à toute résistance armée contre les forces de la coalition. Il a, pour cette raison, été critiqué par Moqtada Sadr, qui lui reprochait de n’avoir pas pris son parti lorsqu’il avait lancé en avril un mouvement insurrectionnel contre les forces américaines. Son mépris est si grand pour le jeune chef chiite qu’il a refusé de prendre les clés du mausolée de l’imam Ali comme le lui proposait M. Sadr avant d’avoir pu établir un inventaire des trésors qui s’y trouvent, car il craignait que la milice de l’Armée du mehdi se soit servie au cours de cinq mois d’occupation forcée des lieux. Tout le sépare de la famille Sadr. Son maître à penser est le grand ayatollah Aboul Qassem al-Khoï, qui est un quiétiste en matière religieuse. À sa mort en 1992, il est choisi par ses pairs pour devenir « marjaa » (référence religieuse chez les chiites), et se voit attribuer le titre de « grand » ayatollah. L’ayatollah Sistani préconise un simple rôle de référence pour les dignitaires religieux qui ne doivent pas, selon lui, être engagés dans la gestion quotidienne de l’État. En revanche, le grand oncle de Moqtada, l’ayatollah Mohammed Bakr al-Sadr, assassiné par Saddam Hussein en 1980, reprend à son compte la théorie de l’ayatollah Khomeyni, fondateur de la République islamique d’Iran, qui stipule le pouvoir politique direct des religieux. En outre, le fait que Moqtada Sadr soit accusé de complicité dans le meurtre d’Abdel Majid al-Khoï, fils de son plus éminent professeur, en avril 2003 dans le mausolée de Najaf, ne peut qu’ajouter aux mauvais rapports entre les deux hommes.
Le grand ayatollah Ali Sistani, revenu hier en Irak après trois semaines de soins à Londres pour « sauver » la ville sainte de Najaf dont le centre est assiégé par l’armée américaine, est un chiite modéré totalement opposé au radicalisme du jeune Moqtada Sadr.
Vénéré par sa communauté, la plus importante du pays, mais aussi respecté par les hommes politiques mis en place dans l’Irak de l’après-guerre, ce dignitaire religieux s’est toujours fermement opposé à toute résistance armée contre les forces de la coalition. Il a, pour cette raison, été critiqué par Moqtada Sadr, qui lui reprochait de n’avoir pas pris son parti lorsqu’il avait lancé en avril un mouvement insurrectionnel contre les forces américaines.
Son mépris est si grand pour le jeune chef chiite qu’il a refusé de prendre les clés du...