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Actualités - Chronologie

Syrie Washington impose des sanctions économiques contre Damas

Le président américain George W. Bush a imposé hier des sanctions, essentiellement économiques, contre la Syrie, accusée de soutenir le terrorisme, de développer des armes de destruction massive et de gêner la stabilisation de l’Irak. « Avec l’application de ces sanctions, le président (Bush) démontre la détermination des États-Unis à répondre au soutien apporté par le gouvernement syrien aux groupes terroristes, au maintien de sa présence militaire au Liban, à ses efforts pour acquérir des armes de destruction massive et à ses actions pour saper les efforts américains et internationaux pour stabiliser et reconstruire l’Irak », a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué. Les sanctions portent notamment sur l’interdiction pour des avions possédés ou contrôlés par le gouvernement syrien de décoller des États-Unis ou d’atterrir sur le territoire américain. Elles bannissent les exportations de munitions et celles de tout produit depuis les États-Unis vers la Syrie à l’exception de la nourriture et de médicaments. Le département américain du Trésor va également geler les comptes de la Commercial Bank of Syria en raison d’opérations de blanchiment d’argent présumées ainsi que des avoirs appartenant à « certaines personnes et entités gouvernementales syriennes », indique le communiqué. Ces sanctions ont été prises dans le cadre du Syria Accountability Act, adopté par le Congrès américain le 11 novembre 2003 puis signé par M. Bush le 12 décembre. « L’application de ces sanctions survient après plusieurs mois d’efforts diplomatiques infructueux pour convaincre le gouvernement syrien de changer son comportement inacceptable », affirme la présidence. La Maison-Blanche a spécifiquement accusé hier Damas de protéger des groupes terroristes palestiniens responsables d’attentats contre Israël et de faciliter les livraisons d’armes au Hezbollah. Concernant les armes de destruction massive, Washington estime que « la Syrie possède des capacités de développement d’armes chimiques parmi les plus avancées du monde arabe » et considère comme « hautement probable » que la Syrie continue de développer des armes offensives biologiques. Selon la Maison-Blanche, la Syrie possède des stocks d’armes chimiques et des missiles balistiques à courte portée capables de les transporter. L’Administration Bush accuse également les autorités syriennes d’avoir envoyé du matériel militaire au régime irakien de Saddam Hussein à la veille de l’opération anglo-américaine lancée en mars 2003 pour le renverser. « Même si ces derniers mois la Syrie a pris des mesures pour fermer sa frontière avec l’Irak, elle reste néanmoins l’un des points de passage préférés des combattants étrangers se rendant en Irak », souligne la présidence. En soirée, le Premier ministre syrien Mohammed Naji Otri a qualifié les sanctions d’« injustes et d’injustifiées ». « Ces sanctions n’auront toutefois pas d’effet sur la Syrie », a encore indiqué le responsable syrien.
Le président américain George W. Bush a imposé hier des sanctions, essentiellement économiques, contre la Syrie, accusée de soutenir le terrorisme, de développer des armes de destruction massive et de gêner la stabilisation de l’Irak.
« Avec l’application de ces sanctions, le président (Bush) démontre la détermination des États-Unis à répondre au soutien apporté par le gouvernement syrien aux groupes terroristes, au maintien de sa présence militaire au Liban, à ses efforts pour acquérir des armes de destruction massive et à ses actions pour saper les efforts américains et internationaux pour stabiliser et reconstruire l’Irak », a indiqué la Maison-Blanche dans un communiqué.
Les sanctions portent notamment sur l’interdiction pour des avions possédés ou contrôlés par le gouvernement syrien de décoller...