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Actualités - Opinion

Une part de rêve effacée

Mardi soir, je m’apprêtais à rêver encore une fois, car au Liban, malheureusement, on ne rêve pas souvent... 21h15. J’attends le grand moment d’émotion, l’apparition de la diva, l’apparition de l’une des plus grandes voix de la chanson française. Elle est là, sublime dans son rayon de lumière, dans son fourreau de soie noire, fragile, sensuelle. Le trouble me gagne, je vais trembler, je le sens... Premières notes, premiers mots et première déception. La voix est faible, il y a sûrement un problème. C’est le son. On arrive à communiquer, on entend même les murmures des spectateurs qui se plaignent. C’est sûrement le son, je me lève, on peut rêver debout, j’avance de quelques rangées, je suis presque arrivée au milieu de l’immense salle du Biel. j’entends mieux. Mais je suis un peu triste, l’émotion est retombée, cette émotion des premières minutes qui nous fait vibrer... Je suis certaine que ça ira bien, quelques secondes encore et je serai dans le monde de mademoiselle Fabian qui me fera rêver d’amour... Elle parle si bien d’amour. J’avance encore, je suis à quelques mètres, juste à côté de la scène... Mais c’est étrange...Toujours rien... J’attends, impatiente, frustrée, et toujours rien... J’observe, j’écoute, la musique me séduit. Les chansons se suivent. « Je t’aime, je t’aime », voix de tête, mais ce n’est pas vrai. Je rêve. Ce n’est pas elle, ça ne peut être elle! 22h30. J’attends encore les ondes. Mais c’est fini. On l’acclame poliment... Elle s’éclipse, revient saluer...Mais je ne suis plus là. Dommage. la diva m’a volé ma part de rêve. J’ose penser que peut-être, à force de souffrir de trop de malheurs dans mon pays, j’ai perdu toute émotion. Chaden Najjar
Mardi soir, je m’apprêtais à rêver encore une fois, car au Liban, malheureusement, on ne rêve pas souvent...
21h15. J’attends le grand moment d’émotion, l’apparition de la diva, l’apparition de l’une des plus grandes voix de la chanson française. Elle est là, sublime dans son rayon de lumière, dans son fourreau de soie noire, fragile, sensuelle.
Le trouble me gagne, je vais trembler, je le sens... Premières notes, premiers mots et première déception.
La voix est faible, il y a sûrement un problème. C’est le son. On arrive à communiquer, on entend même les murmures des spectateurs qui se plaignent. C’est sûrement le son, je me lève, on peut rêver debout, j’avance de quelques rangées, je suis presque arrivée au milieu de l’immense salle du Biel. j’entends mieux. Mais je suis un peu triste,...