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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Dernières nouvelles... de l’Ani Résident en France, ardent lecteur de votre journal et très intéressé de suivre en permanence les évènements de mon pays, en l’occurrence les résultats des municipales au Liban, j’ai cherché sur «Google» Liban ministère Information ce qui m’a conduit sur le site de l’Agence nationale de l’information qui m’a fourni , en guise de «dernières nouvelles», l’édition de l’agence du... 12 octobre 2000! Pouvez-vous m’indiquer un site plus sérieux qui puisse me renseigner en temps réel des infos de mon pays? Je vous remercie pour votre rubrique et vous souhaite bon courage. Roland SARRAF Informé de cette anomalie, le ministre de l’Information Michel Samaha précise que des informations en temps réel sur les développements politiques au Liban peuvent être recueillies sur l’adresse web suivante: nna-leb.gov.lb (nna, pour national news agency). L’exemple de Bsalim Tous les ingrédients étaient réunis pour faire des élections municipales de Bsalim une mascarade: des registres d’état civil de 161 Arméniens transférés depuis 1 an, soit 15% des électeurs inscrits, d’arrestation arbitraire du moukhtar et de 4 membres de la liste de l’opposition, la veille même des élections, un marketing électoral dépourvu de toute éthique... et pourtant, l’opposition réunie a pu faire élire 6 membres sur les 12 que compte le conseil municipal, et 2 des 3 moukhtars! Bravo! Nada C. Akl Repenser la liberté Je vous écris pour attirer votre attention sur un livre très intéressant qui traite de deux concepts d’une importance brûlante: la liberté et la citoyenneté. Le livre Repenser la liberté reflète une approche originale et mérite un débat dans vos colonnes. Il est disponible gratuitement sur le web, à l’adresse suivante: http:// WWW.net-book.net André Saba L’entente interne et la Syrie On ne peut qu’être d’accord sur l’entente intérieure pour renforcer le pays vis-à-vis de l’extérieur. Mais Émile Khoury propose aussi une rencontre entre Kornet Chehwane et le président Assad. Cela contredit le désir d’indépendance professé par Kornet Chehwane. Dans un pays indépendant, les partis ne vont pas rencontrer un gouvernement ou un chef d’État étranger. Sinon, à quel titre le feraient-ils ? La seule méthode acceptable est que les discussions sur l’entente se fassent entre Libanais sous l’égide du chef de l’État, à condition qu’il soit d’accord. Une fois que les Libanais se seront entendus sur une formule, c’est au chef de l’État libanais de la discuter avec le chef de l’État syrien. Roger AKL Beyrouth enterré Depuis que nous étions petits, notre père nous parlait de la ville de Beyrouth, de son importance et de son passé prestigieux. Il nous disait toujours: «Le Beyrouth souterrain est bien plus beau et plus important que le Beyrouth que nous voyons et qui est chanté par les poètes de tout bord. » Nous avons grandi avec ce rêve: voir un jour le Beyrouth souterrain. La guerre vint et Beyrouth fut détruit. Nous nous sommes dit : c’est le moment ou jamais. D’un malheur, quelque chose de bon peut être tiré. Malheureusement, ce fut le «jamais» qui l’emporta. Le Beyrouth souterrain fut détruit ou enterré. Notre belle capitale au passé glorieux perdit sa mémoire, ainsi que l’humanité. Une ville sans mémoire est une ville sans avenir! Que voit-on aujourd’hui en se promenant à Beyrouth? Des gens qui «bouffent» ou des gens qui achètent. En somme, rien que de la consommation en gros. C’est é-cœu-rant! Par contre, si on avait déterré le Beyrouth souterrain, c’eût été une richesse culturelle et économique sans pareille. De plus, où sont les centres culturels, les salles de théâtre, de conférences? Où est l’opéra? Beyrouth de nos rêves, tu resteras à jamais enterré. Antoine et Oumaïma Féghali Le quatrième pouvoir Les photos provenant de la prison d’Abou Ghraïb soulèvent, à juste titre, l’indignation générale. Le hasard a voulu que leur publication coïncide avec la tournée effectuée par la commission parlementaire des Droits de l’homme dans les prisons du Liban. Une tournée qui a écœuré les membres de cette commission, qui ont demandé la fermeture « immédiate » de certaines prisons où les conditions de vie dégradantes sont, selon des membres de la commission, « indignes du Liban et des droits de l’homme ». Les droits de l’homme sont indivisibles. Ce sont ces mêmes droits qui ont été violés dans la prison d’Abou Ghraïb et dans certaines prisons du Liban, où des êtres humains sont entassés comme du bétail les uns sur les autres, ou presque, respirant difficilement un air fétide que d’autres ont expiré, incapables de se rétablir, en hiver, quand ils contractent une quelconque infection, privés d’exercice quotidien ou de marche en plein air, privés de loisirs ou d’un travail manuel qui détourne leur pensée vers une occupation constructive. Le scandale de la prison d’Abou Ghraïb révèle, une fois de plus, la toute-puissance des médias, ce quatrième pouvoir dont l’exercice lucide peut faire échec à la tyrannie et redresser des torts criants qu’on essaie d’étouffer. Un autre hasard a voulu aussi que le scandale des abus et exactions commis dans la prison irakienne coïncide avec la commémoration du souvenir des martyrs du Liban et de la presse le 6 mai. Et l’on se reprend à espérer qu’au Liban, le tranchant de cette épée ne soit pas trop émoussé et qu’une indignation semblable naisse au sein d’une opinion poussée à l’apathie par les abus répétés et l’indifférence du pouvoir. Et que de nouvelles plumes libres se lèvent pour prendre le relais de celles qui sont tombées pour l’honneur de la vérité ou qui, de guerre lasse, se sont tues. Fady Noun La vie de l’homme, c’est le souvenir qu’il laisse... Le souvenir ne peut être que le fruit d’un processus et d’un travail : ce qui fut sera ; ce qui s’est fait se refera... Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Le souvenir de nos actes, c’est le patrimoine de nos enfants et des générations à venir. Il faut travailler de manière à leur laisser un patrimoine dont ils seront fiers, et lutter pour leur laisser un environnement de beauté et de santé. Travaillons ensemble pour laisser à nos enfants un Liban dont ils seront fiers, non un Liban qui porte des cicatrices d’une guerre dont nul n’avoue la responsabilité et ne voit la cause. Laissons de côté l’état des choses et même «l’État», pour avancer dans notre travail et faire en sorte d’ancrer nos jeunes dans leur Liban, car il vaut toujours mieux avoir son enfer plutôt que le paradis d’un autre. Nous devons tous contribuer par des actions aussi infimes soit-elles pour réussir, car la résignation est la faiblesse de l’homme. Nous nous le devons, nous le devons à nos enfants. Car bâtir et bien construire, c’est semer la graine qui sera l’arbre grandiose de notre lendemain. Raya DAOUK Le prix du billet Paris-Beyrouth Le billet de David C. Corm, paru dans votre édition du 4 mai au sujet des effets du monopole entre la MEA et Air France et se traduisant par des tarifs exorbitants et injustifiés, reflète parfaitement le sentiment d’injustice que ressent la diaspora libanaise en France. Les responsables libanais que nous rencontrons en France de temps en temps nous invitent à venir plus souvent au Liban et d’y emmener nos chers enfants. Fort bien, mais comment passer des vacances d’été au Liban avec trois enfants, quand le billet d’avion coûte 840 euros (c’est-à-dire 1000 dollars)? Comment expliquer que la compagnie Air France, partenaire de la MEA, vend pendant la saison d’été le billet aller-retour vers un pays voisin, situé donc à la même distance que le Liban, à 375 euros TTC ? Je n’attends aucune réaction de nos responsables, mais je voudrais ici manifester mon indignation, pour ne pas dire mon dégoût? La guerre qui a duré 15 ans ne nous a rien appris. C’est hélas toujours le même égoïsme qui anime nos responsables, avec la même indifférence et le même mépris à notre égard. C’est à L’Orient-Le Jour que je m’adresse en lui demandant de soulever ce problème qui touche les expatriés libanais en France. Il demande courage et honnêteté civique. Joseph Yammine Paris La TVA sur l’eau potable! Remontons à l’origine : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a été créée pour atteindre la partie d’un produit dont la valeur a été ajoutée à la valeur d’origine. Or, dans la pratique, le fisc rejette résolument cette distinction des deux parties de la valeur et frappe la totalité. Ainsi, dans un mètre cube d’eau que reçoit une famille, quelle est la valeur d’origine de cette eau, et quelle est la valeur qui y a été ajoutée et donc soumise à la TVA? Examinez une facture de l’Office des eaux : vous constaterez que la TVA est appliquée à la somme entière. Outre qu’il est révoltant que l’eau, vitale pour les pauvres avant les riches, soit touchée par la moindre taxe, nos gouvernants frappent non seulement la partie supposée ajoutée à ce mètre cube, mais encore l’ensemble de la facture! Pour se défendre, le fisc pourrait arguer que ce sont seulement les gros métrages qui sont frappés. Contrevérité! En effet, dans un immeuble composé de plusieurs appartements, l’abonnement à l’eau atteint facilement plusieurs mètres cubes, ce qui représente une facture d’un minimum de 2 millions de livres à répartir. Donc, le petit consommateur qui y loge est frappé impitoyablement. Ainsi, non seulement l’Administration pratique les impôts indirects, procédé facile des États paresseux, mais spécialement dans le cas de l’eau, elle l’applique de la façon la plus inique. Se trouvera-t-il, dans l’Assemblée législative, un « élu » pour interpeller les gouvernants sur cette injustice? Albert Sara Adressez vos commentaires par fax (01/360390), par lettre (rubrique Courrier des lecteurs, boîte postale 2488) ou par mail : redaction@lorientlejour.com
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Résident en France, ardent lecteur de votre journal et très intéressé de suivre en permanence les évènements de mon pays, en l’occurrence les résultats des municipales au Liban, j’ai cherché sur «Google» Liban ministère Information ce qui m’a conduit sur le site de l’Agence nationale de l’information qui m’a fourni , en guise de «dernières nouvelles», l’édition de l’agence du... 12 octobre 2000! Pouvez-vous m’indiquer un site plus sérieux qui puisse me renseigner en temps réel des infos de mon pays? Je vous remercie pour votre rubrique et vous souhaite bon courage.

Roland SARRAF

Informé de cette anomalie, le ministre de l’Information Michel Samaha précise que des informations en temps réel sur les développements politiques au Liban peuvent être...