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Actualités - Chronologie

Powell serait épuisé et désabusé au sein de l’équipe Bush

Le secrétaire d’État américain Colin Powell serait épuisé et désabusé face aux conflits au sein de l’Administration Bush, en particulier sur l’Irak, selon un magazine américain qui cite à l’appui plusieurs de ses amis et très proches collaborateurs. L’article à paraître dans la prochaine édition de GQ (Gentlemen’s Quarterly) a amené le département d’État et M. Powell lui-même à monter au créneau pour tenter de contrer l’image d’un chef de la diplomatie américaine découragé, isolé et prêt à jeter l’éponge. Cette longue enquête, disponible sur le site Web de la revue de mode et de charme (http://us.99.com), doit sortir sous un titre ravageur : « Victime de guerre. Powell veut sortir. » L’article alimente la polémique sur l’attitude de M. Powell, chez qui certains voient un pragmatique dont les avis auraient pu éviter bien des déboires au président George W. Bush, tandis que d’autres estiment qu’il est surtout soucieux de se démarquer d’une administration controversée afin de préserver son image personnelle. Le chef de cabinet de M. Powell, Larry Wilkerson, interrogé par GQ pour savoir si le secrétaire d’État souhaiterait rester pour un second mandat si M. Bush est réélu en novembre, fait cette réponse : « Il est fatigué. Mentalement et physiquement ». « Si le président lui demande de rester (...) il pourrait le faire pour une période de transition, mais je ne pense pas qu’il veuille faire à nouveau quatre ans », poursuit M. Wilkerson. D’autres proches de M. Powell le décrivent comme accablé par le fiasco de sa prestation à l’Onu l’an dernier sur les armes de destruction massives irakiennes, dont aucune n’a été trouvée depuis. Le porte-parole du département d’État Richard Boucher a cherché à corriger l’image d’un homme aigri et marginalisé qui ressort de l’article. M. Powell « a dit très clairement lui-même qu’il a un bilan positif, qu’il est très fier des succès de cette Administration, qu’il est à l’aise avec le choix qui a été fait de partir en guerre et qu’il est satisfait de servir le président », a-t-il assuré. Interrogé sur sa présence au côté de M. Bush s’il est réélu, M. Boucher s’est borné à répondre que M. Powell suivrait ce que le président lui demanderait. Le secrétaire d’État lui-même, interrogé à sa sortie d’une réunion officielle, a assuré qu’il « se portait bien », qu’il « avait un agenda chargé » et qu’il ne voulait pas commenter les articles spéculant sur sa personne.
Le secrétaire d’État américain Colin Powell serait épuisé et désabusé face aux conflits au sein de l’Administration Bush, en particulier sur l’Irak, selon un magazine américain qui cite à l’appui plusieurs de ses amis et très proches collaborateurs.
L’article à paraître dans la prochaine édition de GQ (Gentlemen’s Quarterly) a amené le département d’État et M. Powell lui-même à monter au créneau pour tenter de contrer l’image d’un chef de la diplomatie américaine découragé, isolé et prêt à jeter l’éponge.
Cette longue enquête, disponible sur le site Web de la revue de mode et de charme (http://us.99.com), doit sortir sous un titre ravageur : « Victime de guerre. Powell veut sortir. »
L’article alimente la polémique sur l’attitude de M. Powell, chez qui certains voient un...