Une victoire ou l’oubli, un printemps d’espoir ou un goût fade à ruminer jusqu’au bout de la saison : Marseille sait déjà de quoi sera fait son avenir avant sa demi-finale retour de la Coupe de l’UEFA de football contre Newcastle ce soir au stade Vélodrome.
La criante évidence de l’enjeu n’a en effet échappé à personne. Éliminer l’Anglais, tenu en échec à l’aller (0-0), mettrait le club français dans l’avion pour Goeteborg (Suède) où se disputera la finale le 19 mai, face aux Espagnols de Valence ou de Villarreal.
Ce serait là l’occasion de dépoussiérer les archives du club car l’OM participerait alors à sa quatrième finale de Coupe d’Europe, sa deuxième de l’UEFA après celle perdue contre Parme en 1999 à Moscou. Soit la perspective d’inscrire une ligne à un palmarès désespérément bloqué en 1995 (champion de D2) malgré des centaines de millions d’euros engloutis dans cette machine à rêves, avec une constance défiant l’entendement et toutes les règles élémentaires du retour sur investissement.
L’image sportive du club s’en trouverait grandie. Surtout au moment de l’ouverture de la chasse aux transferts. Une défaite alimenterait, en revanche, l’idée que les exploits précédents contre l’Inter Milan et Liverpool n’ont servi à rien.
En rester là, ce serait en outre la garantie d’une fin d’année maussade. Car l’OM a trouvé dans cette épreuve matière à sauver sa saison, où sa sixième place en championnat (ex æquo avec Nantes) ne correspond en rien aux ambitions initialement proclamées.
Historique
La fâcheuse défaite face à Metz au stade Vélodrome dimanche (1-0) n’a fait que renforcer l’impression de gâchis. Et il est clair que, sans l’échappatoire européenne, la motivation du groupe baisserait sérieusement, alors que l’entraîneur José Anigo dit avoir tiré un trait sur la 5e place, qui pourrait être qualificative pour la Coupe de l’UEFA.
« On joue notre saison », avoue d’ailleurs ce dernier. « Tous les matches qu’on a joués en UEFA étaient déjà des finales. Personne ne pourra tricher jeudi. On ne lâchera rien », lance aussi le buteur ivoirien Didier Drogba.
Bref, le Vélodrome aura toutes les raisons d’être ce soir une « bombe atomique », comme l’avait maladroitement promis Anigo à l’issue du match aller, où il avait parlé de « ballottage favorable ».
Le problème est que Newcastle se trouve à peu près dans la même situation que Marseille. Voire pire. Car les « Magpies », eux, bien que toujours dans la course à la 4e place en championnat (qualificative pour le tour préliminaire de la C1), n’ont rien gagné depuis 35 ans. Pas même un titre national à glisser dans un palmarès en papyrus ! « Si tu raisonnes comme un gagnant, tu seras gagnant. Et si tu raisonnes en perdant, tu seras perdant. Or les “Geordies” (surnom des habitants de Newcastle) sont des gagnants ! » s’enflamme le président du club, Freddy Shepherd. C’est précisément cette volonté d’en finir avec ce sort de « losers magnifiques » qui anime, si près du but, l’équipe de Bobby Robson et, en particulier, son capitaine et avant-centre quasiment classé monument historique, Alan Shearer. Malgré des défections en pléthore, les Anglais du Nord et leurs fans magnifiques de passion (ils seront environ 3 500 à Marseille) sauront sans nul doute se montrer à la hauteur d’une mission qu’ils jugent à juste titre historique. Marseille n’en pense pas moins.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une victoire ou l’oubli, un printemps d’espoir ou un goût fade à ruminer jusqu’au bout de la saison : Marseille sait déjà de quoi sera fait son avenir avant sa demi-finale retour de la Coupe de l’UEFA de football contre Newcastle ce soir au stade Vélodrome.
La criante évidence de l’enjeu n’a en effet échappé à personne. Éliminer l’Anglais, tenu en échec à l’aller (0-0), mettrait le club français dans l’avion pour Goeteborg (Suède) où se disputera la finale le 19 mai, face aux Espagnols de Valence ou de Villarreal.
Ce serait là l’occasion de dépoussiérer les archives du club car l’OM participerait alors à sa quatrième finale de Coupe d’Europe, sa deuxième de l’UEFA après celle perdue contre Parme en 1999 à Moscou. Soit la perspective d’inscrire une ligne à un palmarès...