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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS La Fed devrait relever ses taux demain malgré la morosité de l’emploi

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait relever ses taux d’un quart de point demain, pariant sur un rebond de l’économie malgré les chiffres décevants de l’emploi et la flambée des prix du pétrole, selon les analystes. « En dépit des chiffres de l’emploi plus faibles que prévu, nous pensons que la Fed a de fortes chances de relever ses taux à sa réunion de demain », estime Joseph Abate, de Lehman Brothers. La Fed réunit son comité de politique monétaire (FOMC) pour réexaminer le niveau de ses taux directeurs, fixé à 1,25 %. La décision doit être annoncée à l’issue de la réunion à 18h15 GMT). La Banque centrale avait amorcé le 30 juin un cycle de resserrement monétaire, jugeant que le taux d’urgence de 1 % n’était plus adapté à une économie en pleine expansion. Les analystes pariaient alors sur une hausse régulière des taux d’ici à la fin de l’année. Mais, depuis, une série d’indicateurs décevants pour le mois de juin ont fait craindre un coup de froid de l’économie. Pourtant le président de la Banque centrale Alan Greenspan s’est montré serein, voyant un symptôme « passager » dans les chiffres décevants de juin. « Greenspan a affirmé sa confiance dans un rétablissement rapide de l’économie américaine après un ralentissement estival. Avant la publication des chiffres de l’emploi de juillet, j’aurais dit que la Fed avait 80 % de chance de relever ses taux de 25 points de base demain », assure John Lonski, de Moody’s Investors Services. Mais, depuis, le marché du travail a donné des signes d’essoufflement inquiétants. Quelque 32 000 emplois seulement ont été créés en juillet, les chiffres de juin ont été révisés en baisse, et il apparaît que le gros des créations d’emplois de l’année passée s’est concentré sur trois mois : mars, avril et mai. Au point que l’on craint désormais que l’économie ait connu une période faste au printemps avant de retomber dans la morosité, plutôt qu’une période faible en juin avant de rebondir vers la croissance comme le supposaient les analystes. À cela s’ajoute la flambée des prix du pétrole, qui battent des records à cause de craintes sur l’approvisionnement. « La confiance des marchés a été sapée par les prix élevés du pétrole et les faibles chiffres de l’emploi », estime Peter Dixon, de Commerzbank. Mais, selon lui, « aucun de ces facteurs n’est de nature à empêcher la Fed de relever ses taux de 25 points de base cette semaine ». En effet, un chiffre ne fait pas une tendance et la Fed ne réagit jamais à un indice isolé. Elle soutient depuis des mois par exemple que les hausses de prix sont dues à des facteurs temporaires, sans s’inquiéter des sursauts sporadiques de l’inflation. « Si vous pensez que l’économie va rebondir comme le fait la Fed, alors elle devrait augmenter ses taux en août. Mais si le prochain rapport sur l’emploi est faible, elle maintiendra le statu quo en septembre », estime Sung Won Sohn, de la banque Wells Fargo. À la clé, c’est tout le cycle de resserrement monétaire qui pourrait ralentir, alors que les analystes tablaient encore en juin sur une hausse des taux à chacune des réunions de la Fed d’ici à la fin de l’année. Dans ce processus, l’évolution du pétrole risque de jouer un rôle crucial. Enfin, l’approche de l’élection devrait inciter la Fed à poursuivre sa hausse de taux, sans quoi elle risque de se voir reprocher des motifs « évidemment politiques » en faveur du président George W. Bush, assurait Peter Hooper, de la Deutsche Bank, au Wall Street Journal.

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait relever ses taux d’un quart de point demain, pariant sur un rebond de l’économie malgré les chiffres décevants de l’emploi et la flambée des prix du pétrole, selon les analystes.
« En dépit des chiffres de l’emploi plus faibles que prévu, nous pensons que la Fed a de fortes chances de relever ses taux à sa réunion de demain », estime Joseph Abate, de Lehman Brothers.
La Fed réunit son comité de politique monétaire (FOMC) pour réexaminer le niveau de ses taux directeurs, fixé à 1,25 %. La décision doit être annoncée à l’issue de la réunion à 18h15 GMT).
La Banque centrale avait amorcé le 30 juin un cycle de resserrement monétaire, jugeant que le taux d’urgence de 1 % n’était plus adapté à une économie en pleine expansion.
Les analystes...