L’activité dans les services
reprend aux États-Unis
L’activité a de nouveau accéléré dans les services en juillet aux États-Unis, même si l’emploi a marqué le pas et que les craintes d’inflation restent vivaces, a indiqué hier le groupement des directeurs d’achat du secteur (ISM).
L’indice d’activité ISM a progressé de 64,8 % en juillet après 59,9 % en juin, selon l’association professionnelle. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un indice à 61,5 %.
Un niveau supérieur à 50 % de l’indice ISM signale une augmentation de l’activité dans le secteur des services ou non industriel, qui représente 80 % de l’économie américaine.
Lundi déjà, l’indice ISM industriel avait révélé une accélération de l’activité manufacturière en juillet, avec une hausse à 62 % contre 61,1 % contre 62,8 % en juin.
Ce redémarrage était attendu par les analystes qui voyaient généralement un passage à vide temporaire dans le ralentissement de juin.
Les commandes industrielles ont accéléré (66,4 % contre 62,4 %), et la progression s’est poursuivie quoique à un rythme un peu plus lent pour les carnets de commandes (55 % contre 55,5 %), les exportations (55,5 % après 59,5 %) et les stocks (54 % après 57,5 %).
Le chômage repart
à la hausse en Allemagne
Le nombre de chômeurs en Allemagne en données corrigées des variations saisonnières (CVS) est reparti à la hausse en juillet, de près de 11 000 personnes par rapport à juin à quelque 4,386 millions, ont annoncé hier l’Agence fédérale pour l’emploi et la Bundesbank.
Le taux de chômage en données CVS passe ainsi à 10,6 % en juillet contre 10,5 % en juin.
Les analystes s’attendaient à une progression un peu moindre de 9 000 demandeurs d’emplois dans leur consensus, selon la banque UBS.
La détérioration des chiffres du chômage, après une légère amélioration le mois dernier en données CVS, montre une nouvelle fois que la reprise reste insuffisante dans la première économie de la zone euro pour entraîner une amélioration fondamentale du marché du travail.
Et ce même si plusieurs indicateurs positifs sont venus témoigner récemment d’une reprise conjoncturelle en Allemagne, qui devrait se poursuivre au deuxième semestre.
La mégafusion UFJ/MTFG suspendue par la justice
japonaise
La justice japonaise a rejeté l’appel déposé par le groupe bancaire UFJ Holdings contre la suspension de ses négociations de fusion avec son concurrent Mitsubishi Tokyo Financial Group (MTFG) visant à créer la première banque mondiale, a annoncé hier la télévision publique NHK.
Mardi, différents médias de l’archipel ont affirmé qu’UFJ et MTFG envisageaient de limiter leur projet de fusion à leurs sociétés holdings respectives et à leurs activités bancaires hors fiducie.
Les établissements entendent ainsi permettre le renflouement d’UFJ par MTFG, a souligné notamment le premier quotidien national Yomiuri Shimbun, citant des sources anonymes proches du dossier.
La semaine dernière, un tribunal de Tokyo avait ordonné la suspension des négociations de rapprochement entre UFJ et MTFG à la suite d’une plainte du troisième groupe financier japonais, Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG).
L’OMC réprimande l’UE pour son aide aux
exportations de sucre
Un groupe d’experts de l’Organisation mondiale du commerce a donné raison au Brésil, à l’Australie et à la Thaïlande qui avaient déposé une plainte contre l’Union européenne à propos de ses subventions aux producteurs de sucre, a annoncé le ministre brésilien de l’Agriculture Roberto Rodriguez.
« La victoire au sein du panel consolide la position (en faveur d’)une réduction des mécanismes de protection et réaffirme la politique visant à une ouverture du marché européen. Le Brésil est le pays le plus compétitif du monde en matière de production de sucre », a déclaré le ministre, soulignant les bénéfices que la décision de l’OMC apportera aux pays demandeurs. Le Brésil, principal producteur et exportateur mondial de sucre, l’Australie et la Thaïlande avaient demandé l’arbitrage de l’OMC en août 2003, obtenant la constitution d’un panel (groupe d’experts) sur les subventions européennes aux producteurs de sucre.
Les trois pays faisaient valoir que les subventions européennes entraînaient des « distorsions graves dans le commerce mondial de sucre ».
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