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DERMATOLOGIE - Sensation de brûlures, prurit, rougeurs... Organismes marins: attention aux allergies... (PHOTOS)

Aussi prisée soit-elle par les vacanciers et les amateurs de sports aquatiques, la mer, lieu de plaisance par excellence, est redoutée pour les maladies cutanées que provoquent les organismes qui l’habitent. Rougeurs, démangeaisons, brûlures ou boursouflures dues au contact avec les méduses, à titre d’exemple, ne sont que très connues des habitués du large. Quels sont les animaux marins qui présentent le plus de danger sur nos côtes ? Comment traiter sur place les lésions qu’ils provoquent ? Le point avec le Dr Édouard Makhoul, dermatologue et professeur adjoint à la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph. « Les maladies cutanées provoquées par les organismes marins ont augmenté au cours des dernières années à cause du nombre sans cesse croissant des vacanciers, qui préfèrent la mer à la montagne, et de la pratique des sports aquatiques, explique le Dr Makhoul. Au Liban, les animaux marins les plus redoutables sont les méduses, les oursins ainsi que le poisson-scorpion, la vive et le poisson lapin. » Deux sortes de méduses, originaires de la mer Rouge, envahissent depuis une dizaine d’années les côtes libanaises, de juillet à septembre. « Elles libèrent des capsules contenant une protéine toxique qui pénètre la peau des baigneurs au contact de l’eau, souligne le dermatologue. Parfois, la réaction au venin de la méduse est due au contact avec les tentacules de cet animal. » La piqûre de la méduse entraîne une sensation de brûlure, un prurit, des rougeurs et des papules. Le traitement immédiat consiste à : – rincer abondamment la lésion à l’eau fraîche ou à y appliquer des glaçons ; – enlever les poils et les tentacules de la méduse s’ils sont visibles sur la peau avec du vinaigre ou de l’alcool ; – utiliser des corticoïdes locaux, sur avis médical, si la réaction à la piqûre est du type hypersensible ou sévère. « Les oursins qui existent sur la côte libanaise ne sont pas venimeux, note le Dr Makhoul. Mais les piquants de cet animal marin peuvent pénétrer dans la peau et s’y rompre, provoquant des granulomes, c’est-à-dire des lésions boursouflées qui ressemblent à des verrues. En général, ces lésions disparaissent spontanément, mais elles nécessitent parfois des interventions chirurgicales. Il faut toutefois essayer d’enlever les piqûres en tâchant de ne pas les briser. Mais il faut surtout éviter de marcher pieds nus sur les fonds marins qui regorgent d’oursins. » Trois poissons venimeux Notre mer contient trois races de poissons venimeux, connues des pêcheurs et des professionnels des sports aquatiques : – le poisson-scorpion, pierre ou rascasse, qui se tapit dans les rochers. Tant qu’on l’évite, la rascasse est inoffensive. Mais gare à celui ou celle qui ose la toucher. À ce moment-là, ce poisson injecte la protéine toxique contenue dans ses épines et qui lui permet de se défendre des prédateurs. La morsure de la rascasse est très douloureuse et entraîne un gonflement et des rougeurs. Ce poisson est comestible, car la cuisson détruit son poison ; – la vive, commune sur les plages libanaises, est dangereuse même lorsqu’elle est morte, exposée chez les poissonniers. La lésion cutanée se produit lorsqu’on l’attrape, vivante ou morte, ou lorsqu’on marche dessus. Ce poisson est très connu des pêcheurs, qui retirent systématiquement ses trois épines venimeuses : la dorsale et les épines localisées sur chacun des deux opercules. Le contact avec ce poisson peut entraîner un choc important, qui pourrait devenir dangereux si la personne piquée est loin de la côte. Les symptômes sont une douleur vive, une sensation de brûlure, des rougeurs et un gonflement qui durent plusieurs heures. Si le choc persiste, il faut se diriger vers les urgences ; – le poisson-lapin, très fréquent au Liban, est originaire de la mer Rouge. Il a colonisé toute la côte méditerranéenne après l’ouverture du canal de Suez. Les accidents dus au contact des pêcheurs avec ce poisson comestible sont innombrables. La piqûre n’est pas dangereuse, mais très douloureuse, entraînant une sensation de brûlure, des rougeurs et un gonflement. Le traitement immédiat des morsures des poissons consiste à laver la zone touchée avec de l’eau chaude, parce qu’elle dénature le venin du poisson. Pour les cas plus graves, il faut consulter son médecin pour une éventuelle antibiothérapie.


Aussi prisée soit-elle par les vacanciers et les amateurs de sports aquatiques, la mer, lieu de plaisance par excellence, est redoutée pour les maladies cutanées que provoquent les organismes qui l’habitent. Rougeurs, démangeaisons, brûlures ou boursouflures dues au contact avec les méduses, à titre d’exemple, ne sont que très connues des habitués du large. Quels sont les animaux marins qui présentent le plus de danger sur nos côtes ? Comment traiter sur place les lésions qu’ils provoquent ? Le point avec le Dr Édouard Makhoul, dermatologue et professeur adjoint à la faculté de médecine de l’Université Saint-Joseph.

« Les maladies cutanées provoquées par les organismes marins ont augmenté au cours des dernières années à cause du nombre sans cesse croissant des vacanciers, qui préfèrent la mer à...