Il y a un an nous quittait Pierre Hélou. Son grand départ a été pour ses proches et ses nombreux partisans très subit et difficile à admettre, mais sur le plan politique, il a surtout laissé un vide qu’il reste difficile de combler. En ces temps de crise, de discorde et de déliquescence généralisée, Pierre Hélou représentait pour la majorité silencieuse un symbole et un espoir. Le symbole de l’intégrité, de la probité, de l’ouverture sur autrui et de l’acceptation de l’autre. L’espoir, malgré tout, en un avenir meilleur, son combat inlassable pour un redressement national apportant la preuve qu’il existe encore au sein de la classe politique des ténors qui se soucient de la chose publique.
À l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa disparition, une messe a été célébrée hier, à 18 heures 30, en la cathédrale Saint-Georges des maronites, dans le centre-ville de Beyrouth. La cérémonie religieuse a été présidée par l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, en présence du métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audeh, et d’une foule de personnalités politiques, de notables de la région de Aley et de nombreux partisans du défunt. Parmi les personnalités présentes, citons notamment : le ministre Jean-Louis Cardahi, représentant le président Émile Lahoud, le député Abdel Latif Zein, représentant le chef du Législatif, Nabih Berry, le ministre Marwan Hamadé, représentant le chef du gouvernement Rafic Hariri, l’ancien président de la Chambre Hussein Husseini, les députés Nayla Moawad, Walid Joumblatt, Nassib Lahoud, Salah Honein, Robert Ghanem, Nabil de Freige, Mansour el-Bone, Nehmatallah Abi Nasr, Akram Chéhayeb, Antoine Ghanem, les ministres Michel Samaha et Khalil Hraoui, l’ancien Premier ministre Rachid Solh, les anciens députés Tammam Salam, Camille Ziadé et Osman Dana, ainsi que le président de la Ligue maronite, Michel Eddé.
Évoquant la mémoire de Pierre Hélou, Mgr Matar a souligné, après la lecture de l’Évangile, que le défunt avait su entretenir des rapports cordiaux avec toutes les fractions libanaises, quelle que soit leur appartenance. « Il était démocrate dans l’âme, en ce sens qu’il était proche des gens et de toutes les classes sociales, de même qu’il se souciait des problèmes socio-économiques de la population, a souligné Mgr Matar. Il avait de la peine à voir que la situation ne s’améliorait pas, mais jusqu’à la fin, il n’avait nullement abandonné l’espoir en une résurrection de sa patrie. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il y a un an nous quittait Pierre Hélou. Son grand départ a été pour ses proches et ses nombreux partisans très subit et difficile à admettre, mais sur le plan politique, il a surtout laissé un vide qu’il reste difficile de combler. En ces temps de crise, de discorde et de déliquescence généralisée, Pierre Hélou représentait pour la majorité silencieuse un symbole et un espoir. Le symbole de l’intégrité, de la probité, de l’ouverture sur autrui et de l’acceptation de l’autre. L’espoir, malgré tout, en un avenir meilleur, son combat inlassable pour un redressement national apportant la preuve qu’il existe encore au sein de la classe politique des ténors qui se soucient de la chose publique.
À l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sa disparition, une messe a été célébrée hier,...