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Actualités - Chronologie

Nantes en eaux troubles

Perte de joueurs majeurs, recrutement sans éclat, grandes manœuvres en coulisses du côté de l’actionnaire majoritaire : Nantes suscite beaucoup d’inquiétudes sur le terrain et en dehors à l’approche de la saison 2004-05 de L1 de football. Depuis son titre de champion de France en 2001, le FCNA n’a toujours rien gagné. Et une fois de plus, le club n’a pas réussi à se qualifier directement pour une Coupe européenne, que ce soit par le biais du Championnat (6e de L1) ou d’une coupe (échec en finale de la Coupe de la Ligue). Les Canaris doivent donc de nouveau se frayer un chemin en Coupe Intertoto pour espérer accéder à la Coupe UEFA. En outre, la « Maison Jaune » a connu une intersaison en forme de saignée, avec les départs de plusieurs joueurs emblématiques (Yepes, Armand, Gillet, Moldovan, Ziani, Vahirua). Et le profil des recrues n’a pas de quoi rassurer les supporteurs. Mamadou Bagayoko, arrivé d’Ajaccio, est le plus prometteur des nouveaux venus. Le curriculum vitae du Colombien Alexander Viveros, du Paraguayen Julio Caceres ou du Roumain Florin Bratu laisse plutôt perplexe. En quête d’identité Le FC Nantes a aussi prêté le flanc aux sarcasmes pendant le marché des transferts, entre les dossiers qui n’aboutissent pas après des mois de labeur (le Roumain Ionel Danciulescu, l’Argentin Ernesto Farias) et ceux qui traînent, comme Viveros, annoncé le 9 juin et qui n’a posé les pieds à la Beaujoire que le 28 juillet après de mystérieux problèmes de visa. Et l’entraîneur Loïc Amisse n’y est pas allé de main morte en définissant Bratu à son arrivée comme « un mélange de Djibril Cissé et de David Trezeguet ». Si cet attaquant ne trouve pas rapidement ses marques, les comparaisons cruelles avec son prolifique compatriote Viorel Moldovan (20 buts en trois saisons et 57 matches pour son premier passage, puis 11 buts en L1 en six mois durant la dernière saison) risquent de fleurir. L’élection début juillet de Serge Dassault à la présidence de l’empire médiatique de la Socpresse, actionnaire principal du FCNA, a également soulevé beaucoup d’interrogations sur l’avenir financier du club, en dépit des déclarations rassurantes du président nantais Jean-Luc Gripond. D’autres soubresauts en coulisses avaient terni la fin de saison de M. Gripond. Après sa nomination en avril à la tête du groupe Ouest de la Socpresse, Noël Couëdel, s’était immiscé par voie de presse dans la gestion de l’effectif, ce qui avait agacé M. Gripond, lâchant un « c’est moi le patron » tonitruant dans les médias. Depuis, M. Couëdel s’est fait plus discret. La question de l’identité du FCNA se pose en tout cas plus que jamais. Sur la pelouse, les cadres se comptent sur les doigts d’une main (Landreau, Savinaud et Da Rocha, sans oublier l’entraîneur Loïc Amisse, pur produit du club). À eux d’inculquer aux jeunes (Toulalan, Faé, Drouin) et aux nouveaux l’esprit de ce fameux « jeu à la nantaise », qui a eu tendance à s’étioler ces dernières saisons.
Perte de joueurs majeurs, recrutement sans éclat, grandes manœuvres en coulisses du côté de l’actionnaire majoritaire : Nantes suscite beaucoup d’inquiétudes sur le terrain et en dehors à l’approche de la saison 2004-05 de L1 de football.
Depuis son titre de champion de France en 2001, le FCNA n’a toujours rien gagné. Et une fois de plus, le club n’a pas réussi à se qualifier directement pour une Coupe européenne, que ce soit par le biais du Championnat (6e de L1) ou d’une coupe (échec en finale de la Coupe de la Ligue).
Les Canaris doivent donc de nouveau se frayer un chemin en Coupe Intertoto pour espérer accéder à la Coupe UEFA.
En outre, la « Maison Jaune » a connu une intersaison en forme de saignée, avec les départs de plusieurs joueurs emblématiques (Yepes, Armand, Gillet, Moldovan,...