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Actualités - Chronologie

Les Damascènes consternés

De nombreux Syriens se montraient hier consternés et inquiets, après l’attentat sanglant perpétré la veille au cœur d’un quartier résidentiel de la capitale et dont les objectifs n’étaient pas connus. Dans le quartier huppé de Mazzeh, les Damascènes, peu accoutumés aux opérations violentes et spectaculaires, ont été pris par surprise, ont affirmé des résidents « encore sous le choc ». La série d’explosions et les tirs qui ont suivi ont surpris la famille Khoury qui se « préparait à aller à un concert ». « Nous sommes restés barricadés chez nous toute la soirée à écouter les tirs d’armes et les sirènes des voitures de police et des ambulances », a raconté Hala. « Les gens n’avaient jamais pensé que la Syrie, et particulièrement Damas, pourrait faire l’objet d’un acte terroriste de cette nature », a-t-elle ajouté. Beaucoup de Syriens s’interrogent. « En voyant ce qui se passe dans les pays voisins, on s’est demandé si notre tour viendrait un jour », explique Khaled, un médecin, laissant pointer une inquiétude diffuse et partagée par de nombreux Syriens. Depuis la guerre en Irak et la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003, les Syriens se croisent les doigts. Ce sentiment d’appréhension augmentait à mesure que les attentats meurtriers se multipliaient dans la région, notamment en Turquie et en Arabie saoudite. « Voilà où la politique américaine nous a menés », s’est exclamé Abed, un chauffeur de taxi de la capitale. Selon lui, « seule une solution à la question palestinienne pourra régler les autres problèmes » du Moyen-Orient. Bon nombre de Syriens assurent « ne pas comprendre la politique injuste des Américains vis-à-vis des Palestiniens ». Un photographe, qui a requis l’anonymat, a souligné que sa première réaction à l’attentat commis à proximité de l’ambassade d’Iran, avait été de penser que « les Israéliens avaient frappé ». Récemment, l’État hébreu a menacé de mort Khaled Mechaal, chef du bureau politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, basé à Damas. « Dès que l’occasion de le frapper à Damas se présentera, Israël le fera », avait indiqué à la radio militaire israélienne un ministre israélien. « En poursuivant les militants des droits de l’homme et de la société civile au lieu de se consacrer à la sécurité de la patrie, les services de renseignements ouvrent la voie aux actions extrémistes et obscurantistes », a pour sa part soutenu l’avocat Anouar Bounni. Une opinion partagée par la majorité des opposants syriens.

De nombreux Syriens se montraient hier consternés et inquiets, après l’attentat sanglant perpétré la veille au cœur d’un quartier résidentiel de la capitale et dont les objectifs n’étaient pas connus.
Dans le quartier huppé de Mazzeh, les Damascènes, peu accoutumés aux opérations violentes et spectaculaires, ont été pris par surprise, ont affirmé des résidents « encore sous le choc ».
La série d’explosions et les tirs qui ont suivi ont surpris la famille Khoury qui se « préparait à aller à un concert ». « Nous sommes restés barricadés chez nous toute la soirée à écouter les tirs d’armes et les sirènes des voitures de police et des ambulances », a raconté Hala.
« Les gens n’avaient jamais pensé que la Syrie, et particulièrement Damas, pourrait faire l’objet d’un acte terroriste de...