La confiance des consommateurs américains remonte
plus que prévu
La confiance des consommateurs américains a progressé plus que prévu en avril avec un indice en hausse à 92,9 points contre 88,5 points en mars (révisé), a annoncé hier l’institut de conjoncture privé Conference Board.
Cet indice a agréablement surpris les analystes qui tablaient sur 88,5 points seulement. L’indice est ainsi au plus haut depuis janvier. Il avait alors atteint son niveau le plus élevé depuis juillet 2002.
« L’amélioration des perspectives de l’emploi dope le moral », a souligné l’institut.
L’indice de confiance des consommateurs est suivi avec attention car il est censé donner une idée des dépenses de consommation, qui reste le principal moteur de la croissance américaine.
Mise en garde contre
une surchauffe en Chine
Les plus hauts dirigeants chinois ont mis en garde contre une surchauffe de l’économie chinoise liée à une progression trop forte des investissements en capital fixe, a rapporté l’agence Chine nouvelle.
Selon le bureau politique du Parti communiste chinois, le niveau de ces investissements, qui ont progressé de 43 % au premier trimestre par rapport à la même période de l’an passé, provoquent une pénurie de charbon, de pétrole et d’électricité. Au cours d’une réunion lundi présidée par le chef de l’État, Hu Jintao, le bureau politique a jugé les investissements trop importants dans certains secteurs, notamment dans l’acier et le ciment. Les crédits dans ces secteurs ont également augmenté trop vite, a rapporté l’agence officielle chinoise. La Banque centrale avait déjà mis en garde récemment contre une surchauffe de l’économie, mais le pouvoir de décision sur un éventuel resserrement de la politique monétaire ne lui revient pas. Ce pouvoir est formellement aux mains du Conseil des affaires d’État (cabinet ministériel), mais les décisions importantes sont toujours prises par les dirigeants du PCC.
Brasilia « satisfait »
du rapport de l’OMC sur le coton
Le Brésil s’est dit « satisfait » par le rapport intermédiaire présenté par un groupe d’experts de l’Organisation mondiale du commerce portant sur le différend qui oppose Brasilia à Washington à propos des subventions américaines aux producteurs de coton. Le rapport final, dont le contenu précis reste pour l’instant confidentiel, doit être rendu public le 18 juin. Le groupe d’experts de l’OMC a été mis en place en mars 2003 à la demande du Brésil qui considère qu’il y a incompatibilité entre les subventions américaines au coton et les normes du commerce international. Selon la diplomatie brésilienne — qui dit s’appuyer sur des données du département américain de l’Agriculture — les producteurs de coton des États-Unis ont reçu entre août 1999 et juillet 2003 un total de 12,4 milliards de dollars de subventions diverses pour une production d’une valeur totale de 13,9 milliards de dollars pour la même période. Ce taux de subvention de 89,5 % cause, selon Brasilia, des « préjudices graves » au Brésil et à nombre de pays producteurs, en particulier africains.
La Deutsche Bank redonne espoir à Air Canada d’éviter la faillite
La compagnie aérienne Air Canada, qui lutte depuis plus d’un an pour sa survie, vient d’obtenir une garantie de recapitalisation de la Deutsche Bank de 629 millions de dollars, ce qui redonne espoir au principal transporteur canadien d’échapper à la faillite. La compagnie a annoncé hier soir que la banque allemande ajoutait 300 millions supplémentaires aux 333 millions de dollars qu’elle s’était déjà engagée en octobre à garantir pour tout nouvel achat d’actions de la part des créanciers d’Air Canada.
Greenspan s’inquiète
de la hausse des prix
de l’énergie à terme
La hausse des cours de l’énergie à terme risque fort, si elle dure, de modifier la consommation et l’investissement américains, a averti hier le président de la Réserve fédérale (Fed) Alan Greenspan, même si cela ne devrait pas selon lui avoir l’ampleur des années 1970. Les prix des contrats du pétrole et du gaz liquéfié à six ans ont fortement augmenté ces dernières années et « ces prix élevés, s’ils continuent, pourraient changer la façon dont les États-Unis consomment de l’énergie, et l’ampleur de cette consommation », a-t-il déclaré lors d’un discours à Washington.M. Greenspan a expliqué avoir pris les contrats à six ans pour base car ils donnent une vue assez juste des prix de l’offre à long terme.
Toutefois, « même si l’effet des ces développements sur les investissements liés à l’énergie est significatif, cela n’atteindra sans doute pas, et de loin, les importantes modifications dans nos investissements qui ont suivi le bond des cours du pétrole dans les années 1970 », a estimé le président de la Fed.
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