Londres n’a pas exclu hier de renforcer les effectifs britanniques en Irak pour compenser notamment le départ annoncé des troupes espagnoles, et en discute avec ses partenaires de la coalition. Quelque 8 700 militaires britanniques sont actuellement déployés en Irak, pour l’essentiel dans le sud du pays. Une porte-parole du ministère de la Défense (MoD) a toutefois précisé qu’« aucune décision n’a été prise ».
Selon le Times d’hier, le gouvernement du Premier ministre Tony Blair a néanmoins préparé plusieurs scénarios visant au renforcement du nombre de militaires britanniques en Irak afin de pallier le retrait des troupes espagnoles. Ces diverses options vont « de l’envoi de 1 500 à 2 000 soldats supplémentaires pour combler les vides laissés après le départ des Espagnols, à la prise de contrôle d’une seconde division multinationale, au centre-sud de l’Irak », selon le quotidien anglais. « En échange d’un engagement plus important, la Grande-Bretagne demanderait une plus grande influence sur la façon dont la sécurité est gérée en Irak », affirme également le Times. En cas de déploiement des troupes britanniques autour de points chauds comme la ville sainte de Najaf, « l’un des scénarios serait que la division multinationale, actuellement dirigée par un général polonais dans le centre de l’Irak, passe sous commandement britannique », ont affirmé au Times des sources anonymes au sein du MoD.
Selon le quotidien conservateur, une autre option étudiée par Londres serait de « demander à l’Otan l’autorisation de déployer le quartier général du Corps allié de réaction rapide (ARRC), basé en Allemagne, pour prendre le commandement » à la place des Polonais. L’ARRC, commandé par un Britannique, le général Richard Dannatt, est composé à 60 % de soldats britanniques, précise le Times. Selon le journal, l’Otan a cependant d’ores et déjà exclu que l’ARRC puisse être déployé en tant que tel en Irak.
Des sources au sein du MoD, également citées par le Times, ont reconnu que « les troupes britanniques apparaissaient comme les seules à même de pouvoir encore renforcer leur présence en Irak », aux côtés des quelque 135 000 soldats américains.
L’Australie a néanmoins indiqué hier qu’elle pourrait envoyer des renforts en Irak pour répondre à certains besoins, tout en précisant que le pays n’avait pas la capacité d’envoyer un grand nombre de militaires supplémentaires. La République tchèque a pour sa part exclu toute augmentation de son contingent actuel de 80 policiers militaires. Enfin, on apprenait hier que trois Slovaques sur quatre souhaitent le retrait de leur centaine de soldats déployés actuellement en Irak.
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Selon le Times d’hier, le gouvernement du Premier ministre Tony Blair a néanmoins préparé plusieurs scénarios visant au renforcement du nombre de militaires britanniques en Irak afin de pallier le retrait des troupes espagnoles. Ces diverses options vont « de l’envoi de 1 500 à 2 000 soldats supplémentaires pour combler les vides laissés après le départ des Espagnols, à la prise de contrôle...