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Actualités - Chronologie

CRISE Semaine décisive pour le secteur bancaire russe

Les banques russes s’emploient à rassurer leurs clients contre tout risque de crise, à l’entame d’une semaine qualifiée de « décisive » pour le secteur. Standard & Poor’s estime également qu’aucune crise de grande ampleur n’est à prévoir car la Banque de Russie est intervenue suffisamment tôt. L’agence de notation a annoncé hier qu’elle maintient sa note sur la dette publique russe et a estimé que la ruée sur les guichets ne devrait pas déclencher ni aggraver la crise, en notant que la Banque centrale a réduit le montant de ses réserves obligatoires pour injecter davantage de liquidités dans l’économie. Un vent de panique a soufflé la semaine dernière après l’interruption des opérations de la Gouta Bank pour cause de pénurie de liquidités, et tout dépend désormais, selon certains analystes, de la réaction des petits déposants. L’Alfa Bank, première banque de dépôt du pays, a décidé jeudi d’imposer une commission de 10% sur tout retrait anticipé pour freiner l’afflux des clients. « Cette semaine sera décisive, et je pense que nous surmonterons les difficultés actuelles dans un délai très court », a assuré Pavel Medvedev, vice-président de la commission parlementaire chargée entre autres des marchés financiers, cité par l’agence Ria Novosti. La plus grande banque russe, la Sberbank, contrôlée par l’État, a de son côté annoncé des prévisions de résultats inchangées pour le premier trimestre 2004. «Toutes les mesures prises jusqu’ici ont été adaptées et plus que complètes », a déclaré le président de la Sberbank, Andreï Kazmine. Pourtant, de nombreux déposants continuaient hier de faire la queue devant leurs succursales ou les distributeurs. En 1998, la grande crise financière qui secoua la Russie avait spolié nombre d’épargnants, qui avaient vu disparaître leurs économies avec la faillite des grandes banques. « Nous pensons que malgré la réaction rapide de la Banque centrale et les déclarations rassurantes des autorités, tout dépendra en fin de journée du sentiment de confiance des déposants », a noté la société de courtage Aton. « Étant donné la terrible histoire du secteur bancaire russe, (...) on ne peut rien tenir pour acquis. » Alfa Bank a déclaré hier qu’elle supprimerait sa commission de 10% quand «la situation se stabilisera». «Cela pourrait survenir cette semaine», a-t-elle ajouté.
Les banques russes s’emploient à rassurer leurs clients contre tout risque de crise, à l’entame d’une semaine qualifiée de « décisive » pour le secteur.
Standard & Poor’s estime également qu’aucune crise de grande ampleur n’est à prévoir car la Banque de Russie est intervenue suffisamment tôt.
L’agence de notation a annoncé hier qu’elle maintient sa note sur la dette publique russe et a estimé que la ruée sur les guichets ne devrait pas déclencher ni aggraver la crise, en notant que la Banque centrale a réduit le montant de ses réserves obligatoires pour injecter davantage de liquidités dans l’économie.
Un vent de panique a soufflé la semaine dernière après l’interruption des opérations de la Gouta Bank pour cause de pénurie de liquidités, et tout dépend désormais, selon certains...