La Corée du Nord, réputée pour être le pays le plus fermé de la planète, a réagi avec son goût habituel du secret à la collision jeudi entre deux trains en imposant un black-out total sur l’information.
Ce n’est en effet que plus de 24 heures après la catastrophe, survenue à 13h00 jeudi, que le pouvoir communiste a commencé à livrer quelques bribes d’informations que la catastrophe. Sans toutefois donner des détails sur le bilan des victimes et sans faire mention d’une éventuelle collision.
Avant cette première déclaration, Pyongyang avait seulement implicitement admis l’existence d’un accident en demandant à la Croix-Rouge de se rendre sur place.
Le régime stalinien détient en effet le monopole absolu de l’information et considère la liberté de la presse comme une menace potentielle à sa survie. Les liaisons téléphoniques internationales ont ainsi été coupées peu après l’accident et n’ont été rétablies qu’hier. « C’est une règle de la propagande nord-coréenne de ne pas parler d’accidents », explique un transfuge. « Je n’ai jamais trouvé quoi que ce soit sur les accidents ou les désastres dans les médias de Corée du Nord », ajoute-t-il. Un autre réfugié installé au Sud, Jong Yong-Sun, indique que les Coréens du Nord préfèrent se taire plutôt qu’évoquer un événement négatif, de peur de s’attirer les foudres des agents de la sécurité. « L’admettre est gênant, et admettre qu’ils ont besoin d’aide est probablement pire », explique de son côté un diplomate occidental à Séoul.
Les transfuges se remémorent ainsi de nombreuses catastrophes qui ont été passées sous silence dans le pays. À la fin des années 1980, une usine de munitions a explosé dans la ville de Kanggye (Nord), provoquant la mort de nombreuses personnes, raconte une autre transfuge, qui vivait dans cette municipalité. Mais pas un seul décès n’a été reconnu par l’État, et la population qui ne vit pas dans la région de l’accident n’en connaît toujours pas l’existence, ajoute-t-elle.
En 1997, la chute d’un train dans un ravin aurait fait plus de 2 000 morts. Mais là encore, la catastrophe n’a jamais été officiellement évoquée. Selon le journal sud-coréen Chosun Ilbo, qui cite un transfuge, les responsables locaux de l’armée et du chemin de fer ont été exécutés pour calmer la colère de la population.
La Corée du Nord, réputée pour être le pays le plus fermé de la planète, a réagi avec son goût habituel du secret à la collision jeudi entre deux trains en imposant un black-out total sur l’information.
Ce n’est en effet que plus de 24 heures après la catastrophe, survenue à 13h00 jeudi, que le pouvoir communiste a commencé à livrer quelques bribes d’informations que la catastrophe. Sans toutefois donner des détails sur le bilan des victimes et sans faire mention d’une éventuelle collision.
Avant cette première déclaration, Pyongyang avait seulement implicitement admis l’existence d’un accident en demandant à la Croix-Rouge de se rendre sur place.
Le régime stalinien détient en effet le monopole absolu de l’information et considère la liberté de la presse comme une menace potentielle à sa survie....
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