INVESTISSEMENT
La Banque mondiale travaille
à un plan de reconstruction de Gaza
le 23 avril 2004 à 00h00
La Banque mondiale travaille à un plan de « reconstruction » de Gaza et des territoires occupés, où 500 millions à 2 milliards de dollars annuels pourraient être investis, annonce le président de la Banque, James Wolfensohn.
« Quels que soient les termes d’un accord final après l’annonce par (le Premier ministre israélien) Ariel Sharon du retrait de Gaza et d’une partie des territoires occupés, les Palestiniens recouvreront quelque 50 % de leur territoire. La question cruciale est désormais de susciter l’espoir, de passer de l’hostilité à la stabilité. La seule réponse est de financer la reconstruction de Gaza et des territoires. Nous travaillons à un tel plan », déclare M. Wolfensohn.
Dans ces zones, « il y a place pour 500 millions à 2 milliards de dollars de projets par an. Car la nouvelle Palestine est très pauvre et il faut permettre aux Palestiniens de créer un État viable. C’est une action de long terme », estime-t-il.
Ainsi, ajoute-t-il, il y a « urgence à construire un aéroport, à remettre en route un certain nombre de secteurs vitaux. Les Palestiniens ont besoin d’un port, d’une zone de libre-échange, sans doute en connexion avec la Jordanie et l’Égypte, voire Israël ».
« Dans l’immédiat, il leur faut financer l’actuelle administration, ce qui représente entre 400 millions et 600 millions par an. C’est une question de survie pour l’Autorité palestinienne », juge M. Wolfensohn.
Interrogé sur l’aide publique des pays riches au développement et la dette des pays pauvres, alors que le comité de l’OCDE a annoncé une hausse de 2,9 % de l’aide publique au développement en 2003, le président de la Banque mondiale dit rester « préoccupé ».
« Il ne s’agit que d’un rapport préliminaire et nous ne savons pas quelle part de cette aide est allée aux pays en crise comme l’Irak et l’Afghanistan », relève-t-il à propos de ce sujet qui doit être discuté lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI.
« Les ministres français et britanniques des Finances ont appelé à doubler l’aide au cours des trois à six prochaines années. Je crains que nous en soyons loin », conclut James Wolfensohn.
La Banque mondiale travaille à un plan de « reconstruction » de Gaza et des territoires occupés, où 500 millions à 2 milliards de dollars annuels pourraient être investis, annonce le président de la Banque, James Wolfensohn.
« Quels que soient les termes d’un accord final après l’annonce par (le Premier ministre israélien) Ariel Sharon du retrait de Gaza et d’une partie des territoires occupés, les Palestiniens recouvreront quelque 50 % de leur territoire. La question cruciale est désormais de susciter l’espoir, de passer de l’hostilité à la stabilité. La seule réponse est de financer la reconstruction de Gaza et des territoires. Nous travaillons à un tel plan », déclare M. Wolfensohn.
Dans ces zones, « il y a place pour 500 millions à 2 milliards de dollars de projets par an. Car la nouvelle Palestine...
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