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Actualités - Opinion

Caméra rapprochée Du 7e art à la légère ?

Thriller, comédie dramatique, film d’horreur, science-fiction, documentaire : voici quelques-uns des genres cinématographiques qui rentrent automatiquement dans la catégorie 7e art, c’est-à-dire «le cinéma avec un grand C». Se présentant comme une sorte de vérité universelle, cette affirmation semble même couler de source. Car «le cinéma avec un grand C» aime le sérieux, l’intellectuel, le poète déchiré, tout ce qui fait un peu «Cosette» quoi. Mais qu’en est-il des films légers, purs objets de distraction ? Pourquoi semble-t-il déplacé, aberrant ou même honteux de leur attribuer ce même statut ? Pourrait être qualifié de «grand cinéma» un film capable de nous marquer pour quelque raison que ce soit (un paysage, un acteur, un sourire). Et les films légers en sont tout à fait capables. Un exemple indiscutable : The Party (Blake Edwards, 1968). Je défie quiconque de nier qu’il s’agit là de 7e art en plein, d’un modèle prouvant que légèreté n’exclut pas respect. Encore faut-il ne pas oublier l’importance de deux notions essentielles, subtilité et originalité. Des notions trop discrètes aujourd’hui. Pour preuve, My Baby’s Daddy et Confessions of a Teenage Drama Queen, des films d’une vacuité monumentale et qui n’apportent absolument aucune utilité, si ce n’est de permettre au spectateur de comprendre aisément ce qui mérite d’être appelé cinéma et ce qui ne le mérite pas. La légèreté n’est bonne que lorsqu’elle est bien pensée. D.D.

Thriller, comédie dramatique, film d’horreur, science-fiction, documentaire : voici quelques-uns des genres cinématographiques qui rentrent automatiquement dans la catégorie 7e art, c’est-à-dire «le cinéma avec un grand C». Se présentant comme une sorte de vérité universelle, cette affirmation semble même couler de source. Car «le cinéma avec un grand C» aime le sérieux, l’intellectuel, le poète déchiré, tout ce qui fait un peu «Cosette» quoi.
Mais qu’en est-il des films légers, purs objets de distraction ? Pourquoi semble-t-il déplacé, aberrant ou même honteux de leur attribuer ce même statut ?
Pourrait être qualifié de «grand cinéma» un film capable de nous marquer pour quelque raison que ce soit (un paysage, un acteur, un sourire). Et les films légers en sont tout à fait capables. Un...