Les plus anciens se souviennent encore des mythiques établissements Faysal, Uncle Sam’s et Elissar. Dorénavant, les poids lourds de la rue Bliss se nomment La Baguette, Bliss House, Sub Station, Cinnzeo ou el-Kahwa sans parler des incontournables fast-foods américains Mc Donald’s et Burger King. Seul Socrate, qui fait figure de dinosaure, nous rappelle le bon vieux temps.
Située le long du campus de l’Université américaine, la rue Bliss s’est affirmée comme l’une des plus importantes concentrations de snacks et de fast-foods de Beyrouth. Nous en comptons presque une trentaine de l’immeuble Blue (ex-Orly) à la gendarmerie Hobeiche.
Alors que tous les investisseurs observent avec attention la multiplication des restaurants au centre-ville de Beyrouth, l’essor des pubs rue Monnot et le développement de la restauration à Gemmayzé, la rue Bliss est un parfait exemple de longévité et de dynamisme. Nettement moins médiatique que les régions précédemment citées, Bliss reste pourtant très recherchée et convoitée par les professionnels de la restauration. Toutefois, les places sont limitées. Cette particularité en fait l’une des rues les plus chères de la ville. Elle fait partie du peloton de tête avec les rues Maarad, Allenby et Weygand. Actuellement, les loyers de la rue Bliss varient autour de 1 000 dollars le m2, voire davantage pour certains emplacements situés face à la porte principale de l’AUB.
Ces prix sont-ils justifiés ? Certains diront que oui. Premièrement, la présence de l’Hôpital américain et du campus de l’AUB avec presque 6 000 étudiants (sans compter le personnel et les professeurs) assure un potentiel de clients non négligeable. Deuxièmement, à défaut de concurrents sérieux, la rue Bliss est la principale concentration de snacks-restaurants de la partie occidentale de Beyrouth. Si les étudiants en ont fait leur cantine et leur lieu de rendez-vous, Bliss est également une véritable destination familiale capable de drainer une clientèle hétéroclite de jour comme de nuit.
D’autres affirmeront que la rue Bliss est trop chère. Pour preuve, si certaines enseignes connaissent des réussites spectaculaires, d’autres se sont rapidement cassées les dents. Au cours des 12 derniers mois, 8 enseignes (plus de 25 % des points de vente) ont mis la clé sous la porte. Comme partout où les loyers sont élevés, le seuil de rentabilité est difficile à atteindre et l’espérance de vie des établissements est parfois réduite. Ainsi, seuls les snacks-restaurants qui sont basés sur des concepts originaux sont capables de tirer leur épingle du jeu. Toutefois, comme au centre-ville, la valse des enseignes n’effraie pas les investisseurs. Progressivement, les petites boutiques indépendantes laissent leur place à des réseaux déjà bien établis sur le marché comme le montre l’arrivée au cours de l’année écoulée de Zaatar w Zeit et de BtoB.
Alors que le cinéma ne semble plus avoir sa place à Hamra, la rue Bliss serait un site idéal pour des distributeurs. On parle d’un projet de deux salles dans le nouveau centre commercial en construction adjacent à l’immeuble Blue. Si ce projet se confirme, cela donnerait un véritable essor ludique et récréatif à la rue Bliss.
En coopération avec : Ramco
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les plus anciens se souviennent encore des mythiques établissements Faysal, Uncle Sam’s et Elissar. Dorénavant, les poids lourds de la rue Bliss se nomment La Baguette, Bliss House, Sub Station, Cinnzeo ou el-Kahwa sans parler des incontournables fast-foods américains Mc Donald’s et Burger King. Seul Socrate, qui fait figure de dinosaure, nous rappelle le bon vieux temps.
Située le long du campus de l’Université américaine, la rue Bliss s’est affirmée comme l’une des plus importantes concentrations de snacks et de fast-foods de Beyrouth. Nous en comptons presque une trentaine de l’immeuble Blue (ex-Orly) à la gendarmerie Hobeiche.
Alors que tous les investisseurs observent avec attention la multiplication des restaurants au centre-ville de Beyrouth, l’essor des pubs rue Monnot et le développement de la...