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« Chorégraphie du ciel », de Julio Cuadrado, à l’Instituto Cervantes L’Instituto Cervantes (rue Maarad, centre-ville) expose, jusqu’au 10 juillet, les photographies, baptisées «Chorégraphie du ciel», de Julio Cuadrado. De passage dans les pays de la région, ce photographe espagnol en a profité pour immortaliser les rites et rituels des éleveurs de pigeons de Beyrouth. Cela donne quelques clichés en couleurs sur les relations qui finissent par se tisser entre l’homme et l’oiseau, sur les ballets ailés au-dessus des toits de la capitale, ou encore sur les techniques de marquages du volatile, comme le tatouage ou encore ces étonnantes boucles d’oreille à breloques accrochées à son gosier. Une photo sympathique: celle d’un pigeon posé sur le rebord d’une balustrade en bord de mer et qui semble regarder un avion planer dans le ciel... Trio d’artistes arméniens chez Noah’s Ark La galerie Noah’s Ark (Zalka, centre Grand Park, rue B.B.) présente, jusqu’au 8 juillet, une quarantaine d’œuvres de trois artistes arméniens de la même génération (la soixantaine), mais aux styles résolument différents. Il s’agit de Samuel G., Souren Voskanyan et Hamlet M. Le premier, Samuel Gareginyan, est un peintre renommé qui a à son actif un grand nombre d’expositions en Russie, aux États-Unis, dans les grandes capitales européennes et dont certaines œuvres font partie de collections muséales en Arménie, en Russie et aux USA. De style absurde-surréaliste, ses peintures (acryliques sur carton ou sur bois) mettent en scène un univers médiéval – accentué par l’absence de perspective – encombré de figures colorées et bizarroïdes que l’on dirait sorties d’un livre d’images. Fortement imprégné par l’esprit soupçonneux et délateur de l’ère soviétique, l’artiste confère à ses personnages un air méfiant – faciès fermé et regard en coin – qui tranche avec leur représentation un peu naïve. Sauf que le délire créatif fait rapidement basculer le regard vers les détails satiriques qui parsèment ses toiles... Le second, Souren Voskanyan, installé aujourd’hui aux États-Unis, a une peinture nettement plus classique, voire romantique. Ses nus féminins à la sensualité délicate, nimbés d’un halo de couleurs posées en patchwork, sont inspirés tout à la fois de l’art de la miniature arménienne et de celui de Klimt. Enfin, Hamlet M., restaurateur d’art, spécialisé en particulier dans la période Renaissance – il officie dans les musées du Louvre et de l’Ermitage – est, pour sa part, influencé plutôt par Braque et Kandinsky. Ses toiles, de grand format, montrent des compositions abstraites géométriques aux couleurs intenses et éclatantes, ou encore des nus féminins cubiques qui semblent reproduire certaines toiles de Picasso. Z.Z.
« Chorégraphie du ciel », de Julio Cuadrado, à l’Instituto Cervantes

L’Instituto Cervantes (rue Maarad, centre-ville) expose, jusqu’au 10 juillet, les photographies, baptisées «Chorégraphie du ciel», de Julio Cuadrado. De passage dans les pays de la région, ce photographe espagnol en a profité pour immortaliser les rites et rituels des éleveurs de pigeons de Beyrouth. Cela donne quelques clichés en couleurs sur les relations qui finissent par se tisser entre l’homme et l’oiseau, sur les ballets ailés au-dessus des toits de la capitale, ou encore sur les techniques de marquages du volatile, comme le tatouage ou encore ces étonnantes boucles d’oreille à breloques accrochées à son gosier. Une photo sympathique: celle d’un pigeon posé sur le rebord d’une balustrade en bord de mer et qui semble regarder...