Le club de football anglais de Manchester United, le plus riche du monde, entend profiter de sa notoriété en Asie et a mis en route sa puissante machine de marketing en vue de transformer 40 millions de supporteurs asiatiques recensés en autant de clients. L’Asie étant considérée comme le marché phare à conquérir de la part des clubs les plus riches de la planète, les commerciaux de MU se sont rendus à Shanghai (Est), point de départ d’un tour d’Asie.
Manchester United a prévu une tournée de deux semaines sur ce continent en 2005-2006 et est actuellement en négociations pour revenir en Chine, où, selon le club anglais, l’attendent 23 millions de supporteurs et où il n’est pas retourné depuis 1999. Pour le club mancunien, la Chine, la Corée du Sud et le Japon constituent des marchés stratégiques cruciaux, à l’heure de la mondialisation du football, ont affirmé les représentants du service marketing de MU lors d’un point presse mercredi.
« Nous ne sommes pas uniquement un club de sport, nous sommes également une marque commerciale internationale..., a déclaré le directeur commercial des Red Devils, Andy Anson. Et développer notre marque est très important ». Arguant du fait que Manchester United est le club le plus populaire avec un nombre de supporteurs estimé à 75 millions à travers le monde, la formation cotée à la Bourse de Londres répète à qui veut l’entendre qu’elle est « plus qu’une simple équipe de football ».
Globalisation
Afin d’être « la meilleure équipe de football sur et hors des terrains », MU se lance dans une opération marketing énorme, à l’image de ses concurrents directs espagnol et italien, le Real Madrid et la Juventus Turin, depuis longtemps sur le marché international.
Le club, qui, l’an dernier, a investi 43 millions de livres (près de 35 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 173 millions de livres (260 milions d’euros), a construit des magasins, des restaurants, des écoles de football et a lancé une chaîne de télévision uniquement consacrée à son équipe première. Un réseau d’accords de licences, franchises et autre parrainages vend l’image de ses vedettes, tels le Néerlandais Ruud Van Nistelrooy, l’Anglais Paul Scholes ou l’Irlandais Roy Keane. Et permet de payer leurs salaires qui se chiffrent en millions. La stratégie du club, sur les cinq ans à venir, est de poursuivre sur sa lancée aux États-Unis, où l’équipe a effectué l’an dernier une tournée d’été, expérience qui sera renouvelée cette année et en Asie. Depuis trois ans, Manchester United a ouvert pas moins de dix Mega Stores dans toute l’Asie. L’an dernier, la cité chinoise de Chengdu (Sud-Ouest) a accueilli un restaurant aux couleurs des Diables Rouges, en attendant d’autres ouvertures – restaurants, écoles de football – cet été en Chine, à Hong Kong et à Singapour, a annoncé le directeur du marketing de MU, Peter Draper.
Dernier exemple de la stratégie d’implantation commerciale de Manchester United en Asie: le recrutement en janvier du jeune attaquant chinois Dong Fangzhou... promptement prêté à Antwerp (1re div. belge).
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Manchester United a prévu une tournée de deux semaines sur ce continent en 2005-2006 et est actuellement en négociations pour revenir en Chine, où, selon le club anglais, l’attendent 23 millions de supporteurs et où il n’est pas retourné depuis 1999. Pour le club mancunien, la Chine, la Corée du Sud et le Japon constituent des marchés stratégiques cruciaux,...