Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Monaco sur les traces de l’OM 93

Monaco, en dominant Chelsea (3-1) en demi-finale aller de la Ligue des champions de football, mardi, a prouvé qu’il avait les moyens de se hisser vers une finale qu’aucun club français n’a disputée depuis 1993 et Marseille, dont le capitaine était un certain Didier Deschamps. Deux buts d’avance, ce n’est certes pas une garantie absolue de qualification. Le Real Madrid, éliminé en principauté après avoir gagné chez lui 4-2, peut en témoigner. Mais la façon dont les Monégasques, réduits à dix après l’exclusion de Zikos, ont asphyxié les « Blues » de Desailly et Makelele fut impressionnante. « L’exclusion a décuplé l’envie de mes joueurs, confirmait Deschamps. Sur le terrain, l’infériorité numérique ne s’est pas vue. » Deschamps, en fin tacticien, en a profité pour donner une petite leçon à son homologue italien de Chelsea, Claudio Ranieri, qui pensait bien rafler la mise en lançant un troisième attaquant (Hasselbaink) aux côtés de Crespo et Gudjohnsen à la 62e. « Je pensais que c’était le mieux à faire. C’est ma faute », a confessé Ranieri. Patrice Evra, le défenseur, a une explication: « À dix, les gens pensent généralement qu’on est moins forts. Ce n’est pas forcément vrai. Car on fait plus d’efforts. On se replace davantage. » Deschamps, lui, retient la solidarité de son groupe. « La grande réussite de l’ASM, explique-t-il, c’est que tous les joueurs ont hissé leur niveau de jeu ensemble en Ligue des champions. Et ce dès le premier match à Eindhoven (2-1). » Contre le Real Madrid, il y a deux semaines à Louis-II, le détonateur avait été la suffisance des « Galactiques », qui pensaient leur qualification acquise après un match et demi. Desailly veut « une chance » Mardi, la révolte est née de l’exclusion de Zikos, sa seconde de la saison, pour une tape pas vraiment méchante sur l’arrière du crâne de Makelele, qui en rajoutait, et sera suspendu au retour après avoir reçu un avertissement. Juste avant, un coup de coude de Desailly sur Morientes n’avait pourtant pas été sanctionné par l’arbitre. L’Union européenne de football, au vu des images télévisées, a d’ailleurs ouvert mercredi une procédure disciplinaire contre Desailly pour comportement antisportif et statuera vendredi. Les Monégasques, empruntés depuis l’égalisation de Chelsea (Crespo, 22e), ont tout donné après ces deux incidents. Et ce n’est pas un hasard si c’est Morientes, dont la mâchoire n’avait pas eu le temps de refroidir, qui relança l’ASM d’une merveille de frappe. Avant que le revenant Nonda ne surgisse du banc de touche pour asséner le coup de grâce (83e). Louis-II, après s’être déjà enflammé contre La Corogne (8-3) et le Real, pouvait une nouvelle fois chavirer de bonheur et souhaiter bonne chance à ses protégés qui vont maintenant poursuivre l’aventure loin de la principauté, à Londres (le 5 mai) en match retour, et, pourquoi pas, en finale le 26 mai à Gelsenkirchen. « Accordez-nous une chance, a toutefois prévenu Desailly. Il va y avoir le feu à Stamford Bridge. » « Là-bas, se méfie Evra, on s’attend à une équipe qui va nous rentrer dedans. Il ne faudra pas jouer avec le frein à main. » « On n’a fait que la moitié du chemin », confirme Deschamps, qui a la possibilité de devenir, après avoir été le premier capitaine français à soulever la Ligue des champions, le premier entraîneur français sacré en C1. Mais ça, c’est une autre histoire.
Monaco, en dominant Chelsea (3-1) en demi-finale aller de la Ligue des champions de football, mardi, a prouvé qu’il avait les moyens de se hisser vers une finale qu’aucun club français n’a disputée depuis 1993 et Marseille, dont le capitaine était un certain Didier Deschamps. Deux buts d’avance, ce n’est certes pas une garantie absolue de qualification. Le Real Madrid, éliminé en principauté après avoir gagné chez lui 4-2, peut en témoigner. Mais la façon dont les Monégasques, réduits à dix après l’exclusion de Zikos, ont asphyxié les « Blues » de Desailly et Makelele fut impressionnante. « L’exclusion a décuplé l’envie de mes joueurs, confirmait Deschamps. Sur le terrain, l’infériorité numérique ne s’est pas vue. » Deschamps, en fin tacticien, en a profité pour donner une petite leçon à...