Le porte-parole du gouvernement iranien a avoué hier très ouvertement l’impuissance de l’équipe ministérielle du président réformateur Mohammed Khatami, seule face aux conservateurs redevenus omniprésents.
Abdollah Ramezanzadeh aurait pu avoir beaucoup à dire devant les journalistes puisque, bien que toujours porte-parole du gouvernement, il ne s’était pas exprimé devant eux depuis plusieurs mois.
Mais quand la presse a entrepris de l’interroger sur le délicat sujet du nucléaire iranien, M. Ramezanzadeh a répondu : « Étant donné que (Hassan) Rohani, (Kamal) Kharazi et (Hamid Reza) Assefi (le responsable du dossier, le ministre des Affaires étrangères et son porte-parole) ont largement répondu à ces questions et que la décision dans ce domaine n’appartient pas au gouvernement, je n’en parlerai pas. »
Un journaliste a osé insister en demandant pourquoi le gouvernement s’était tu sur le nucléaire et sur la fermeture par l’armée du nouvel aéroport international de Téhéran. Il a aussi demandé si le gouvernement organiserait la présidentielle de 2005 si celle-ci se déroulait dans les mêmes conditions que les législatives de février dernier. « Je n’ai rien à dire », a répondu M. Ramezanzadeh.
Certaines sources avaient fait état d’une démission de M. Ramezanzadeh, qui a été ensuite démentie.
Mais le porte-parole n’a plus donné sa conférence de presse jadis hebdomadaire depuis février au moins. « Vu ce qui s’est passé avant les législatives et vu qu’on a demandé au gouvernement de se taire et d’organiser les élections, j’ai suggéré à M. Khatami de mettre un terme à ces conférences de presse, mais il n’a pas accepté », a dit M. Ramezanzadeh.
Le porte-parole du gouvernement iranien a avoué hier très ouvertement l’impuissance de l’équipe ministérielle du président réformateur Mohammed Khatami, seule face aux conservateurs redevenus omniprésents.
Abdollah Ramezanzadeh aurait pu avoir beaucoup à dire devant les journalistes puisque, bien que toujours porte-parole du gouvernement, il ne s’était pas exprimé devant eux depuis plusieurs mois.
Mais quand la presse a entrepris de l’interroger sur le délicat sujet du nucléaire iranien, M. Ramezanzadeh a répondu : « Étant donné que (Hassan) Rohani, (Kamal) Kharazi et (Hamid Reza) Assefi (le responsable du dossier, le ministre des Affaires étrangères et son porte-parole) ont largement répondu à ces questions et que la décision dans ce domaine n’appartient pas au gouvernement, je n’en parlerai pas....
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