Publication des accords de Bâle II
Les accords de Bâle II, qui fixent de nouvelles règles de capitalisation aux banques, ont été publiés samedi par la Banque des réglements Internationaux sur son site internet (www.bis.org).
Ce document compte 235 pages et sera appliqué par les banques européennes d’ici à fin 2006, et par les grandes banques américaines fin 2007. Plusieurs études émanant de cabinets d’audit ont avancé des chiffres de 20 à 30 milliards d’euros de coût de mise en œuvre pour les banques.
L’accord de Bâle II fixe notamment le montant de fonds propres nécessaires aux banques pour garantir les crédits.
En outre, les nouvelles règles prévoient que les banques doivent disposer de plus de fonds, en cas de défaillance grave d’un débiteur qui serait incapable de rembourser le crédit obtenu.
Vivendi : Messier reconnaît
ses erreurs
L’ancien président de Vivendi Universal (VU), Jean-Marie Messier, juge que sa surmédiatisation et le maintien des métiers de l’environnement et de la communication au sein d’un même groupe ont été ses deux principales erreurs à la tête du groupe.
L’ancien patron de VU indique qu’il n’est pas en mesure de payer la caution de 1,35 million d’euros qui lui est demandée. « 100 % des revenus de mon travail chez Messier Partners servent à faire vivre ma famille. La question est donc en suspens », déclare-t-il.
« Si c’était à refaire, je garderais intacte l’ambition française et j’essaierais au maximum de revenir sur une de mes plus grosses erreurs : être trop médiatisé, faire trop de communication », dit-il.
Messier a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour « manipulation de cours, diffusion de fausses informations et abus de biens sociaux » par les juges du pôle financier Henri Pons et René Cros.
Lay s’accuse de la faillite d’Enron
Le fondateur d’Enron, Kenneth Lay, a reconnu sa « responsabilité » dans la retentissante faillite de l’ex-courtier en énergie, en 2001, dans un entretien publié hier par le New York Times.
« J’assure l’entière responsabilité de ce qui s’est passé à Enron », a-t-il déclaré. La justice américaine devrait prochainement se prononcer sur une éventuelle inculpation de Kenneth Lay dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours pour fraude et manipulation des marchés lors de la crise de l’énergie en 2000. M. Lay a indiqué au journal que la faillite d’Enron était le résultat des actions de l’ancien directeur financier du courtier texan, Andrew Fastow. Ce dernier a accepté le 14 janvier de plaider coupable, purger une peine de 10 ans de prison, payer 23 millions de dollars d’amendes et collaborer avec la justice pour qu’elle abandonne des dizaines de chefs d’inculpation qui lui auraient valu des centaines d’années de réclusion criminelle.
Microsoft poursuit son offensive
contre Bruxelles
Microsoft demande à la Cour européenne de justice (CEJ) de Luxembourg de suspendre les remèdes que Bruxelles lui a imposés pour rétablir la concurrence.
Microsoft a déposé une requête en ce sens vendredi soir auprès du tribunal de première instance de la CEJ, a indiqué samedi un représentant du groupe à Bruxelles. Microsoft avait déjà déposé le 8 juin un premier recours devant le tribunal, visant à obtenir l’annulation de sa condamnation pour abus de position dominante et de l’amende record de près d’un demi-milliard d’euros que lui a infligée Bruxelles fin mars. La nouvelle demande du groupe américain a cette fois pour objectif de lui permettre de ne pas appliquer les remèdes imposés par la Commission pour résoudre les problèmes de concurrence, tant que l’affaire ne sera pas tranchée au fond par les magistrats de Luxembourg.
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