Les biscuits anglais ne sont
plus ce qu’ils étaient
Le couvercle d’une boîte métallique de biscuits anglais, illustré d’une touchante scène de goûter campagnard, s’est révélé à l’examen moins innocent que prévu, avec un couple faisant l’amour dans les buissons et deux chiens engagés dans la même activité. La boîte de biscuits, datant d’un quart de siècle et retrouvée dans un grenier du sud-ouest de l’Angleterre, sera proposée aux enchères la semaine prochaine. Les spécialistes s’attendent à ce qu’elle se vende au moins 250 livres (375 euros). À première vue, la scène bucolique reproduite sur le couvercle de la boîte de biscuits Huntley & Palmers est la quintessence même de vacances d’été dans la campagne anglaise, au début du siècle dernier. Basée sur un dessin original de Kate Greenaway, la composition montre des enfants jouant au cerf-volant sur une pelouse parfaitement manucurée, des domestiques s’affairant autour d’une table à laquelle sont assises des petites filles modèles et des jeunes femmes en robe à smocks. On devine le thé Earl Grey accompagné de Devon Cream (crème fraîche du Devon)... Un examen plus attentif du couvercle montre des détails autrement plus réalistes. En arrière-plan, on distingue ainsi nettement un couple faisant l’amour « al fresco » tandis que, à seulement quelques mètres de la table dressée sagement sur la terrasse, deux chiens font preuve du même enthousiasme. Et sur la nappe, le mot « m...e » est visible sur l’étiquette d’un pot que l’on soupçonnait de contenir de la confiture... Ce « sabotage » anonyme est probablement l’œuvre d’un salarié de l’entreprise, sans doute furieux d’être licencié, selon Richard Gold, de la maison d’enchères Lawrences Auctioneers. Soucieux de laisser un petit souvenir à ses employeurs et de se venger d’eux, l’inconnu a ajouté ces quelques touches très personnelles. « Personne ne l’a remarqué à l’époque et des milliers de ces boîtes ont été vendues à travers le monde », a-t-il expliqué dans un entretien à l’Independent.
La séropositivité d’un acteur
bloque le porno californien
La florissante industrie californienne du film pornographique est pratiquement bloquée depuis l’annonce hier de la séropositivité de l’un de ses acteurs. Une suspension des tournages pendant soixante jours a été demandée afin que les autres acteurs puissent se soumettre à des contrôles. Le Dr Elizabeth Mitchell, responsable d’une fondation chargée de veiller à la santé des acteurs, a expliqué qu’ils devaient être séronégatifs pour pouvoir continuer de tourner. Quelque 1 200 acteurs tournent régulièrement dans des films pornographiques californiens. Seuls 17 % d’entre eux utilisent des préservatifs pendant les tournages, a noté le Dr Mitchell. L’acteur séropositif Darren James a peut-être contracté le virus il y a quatre semaines sur un tournage au Brésil, a-t-elle dit. Il faudra maintenant attendre soixante jours pour savoir si le virus a contaminé 14 actrices qui ont tourné avec James ou les 35 partenaires qu’elles ont eus par la suite. Les acteurs risquant d’avoir été contaminés sont en quarantaine jusqu’au 8 juin et le Dr Mitchell a préconisé un arrêt des tournages jusque-là. L’ancienne actrice du porno Jill Kelly, devenue productrice de films X, a cependant estimé que le report de huit films pourrait être facilement rattrapé en doublant par la suite le nombre de tournages, qui est habituellement de six par mois. En revanche, les acteurs, souvent à court d’argent, pourraient traverser une période financière difficile pendant le moratoire, a-t-elle noté.
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